# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00051018:0070 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00051018:0070?run=25 # Title: Leibniz-Handschriften Aufzeichnungen zur Rechenmaschine LH 42, 5 # Folio 35v, page id 00051018:0070 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 32r); this page is its left half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00051018&page=70 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00051018/jpgs/default/00000070.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 25, 2026-08-02T22:37:17Z — 46 lines, status machine # Lines: 46 recognised, mean confidence 0.96 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. fravailleroient que frocdement; le maistre ne manquant pas d’emploger le garconailleur sous main. Mais pour prendre un gardon chel luy, ou pour l’arrester entieremt, it faut estre asseuré de son add resse, de son industrie, desa fidelité, cela ne suffit pas, il faut qu’il soit doux. obeissant, patient à écouter, promt a concevoir, et juste à executer qualitez qu’ontrouve rarement jointes dans ces sortes degens. Car ceux qui sont habiles sont ordinairent arrogants et opiniastres il y en a qui sont trsques, meschants, trouillons, ad donnezaux débauches et qui ne tra vaillent que quand ils sont en humeur ou necessité de le faire, selon les saisans dela Lune, du de leur bourse. On s’expose avec ces gens à mille chagrins; et jepuis dire d’enavoir fait desja quelques essays, qui mont cousté duremps et de l’argent. J’ay coura tout Paris, j’ay parlé ou fait parler à la pluspart d’habiles maistres, ils l’ont refosé pour la plus part; les autres ferent des demandes qui me rebuterent; et les garcon qu’on n’offroit, estoient ordinairemt apprentifs, ou débauchez, ou bigearres, du malicieux: le l’ay essagé auec deux, mais je m’apperceus bien de leur addresse, detrainer l’affaire en longueur, deperdre leur journée et de travailler sous main à d’autres choses; ils faisoient des difficulter de tout, 2 quelques mesures que je leur pouvois donner, ils ne reussissoient jomeds qu’au quatries me coup. Cela meffit perdre patience, ej’aymais mieux une fos en quittant un ouvrier de perdre quelque argent, que je luy avois esté obligé d’avancer, quede continuer cette maniere de t’availler dont on ne vogoit jamais lafin. S.J2y memo.) Cprfin je trouvay un Ouvuerdont jesuis fort satisfait djene voudrois hosle changer, contre aucun autre quogque plus habile, & moins cher, à cause desa maniere d’agir que je trouve fort raisonnable. Caril faut qu’un garcon age dugenie pour les machines qu’il age legoust des belles choses, qu’il seplaise à bien faire, et qu’il agisse plustest par indination que par interes+. Mais quoyque il ne pouvoit travailler pour moyque des demy- journées, je fuis neant moins abligé de luy donner deux, e quelque fois trois francs par jour quand il employoit encore un garcon à la machine pou l a vancer l’ouvrage. De forte que sur cepied ime coustera avec un garcon deux eseus parjour, qui fait quasi justement deux uens louy paran, en abandonnaut cependant tout autre travail. Car il me fait voir qu’il refase des conditions qu’on luy offre, qu’il perd ses chalands; qu’il ne gagne pas avec moy plus qu’ailleurs. Et que cesendant cette sorte de travail est sans comparaison eluo peinitle que l’ordinaire, parcequ la facon d’une horloge ou monstre est reglée, on les fait en jouant, au lieu qu’il faut estudier icy avec uneapplication forte, d ne se pas rebuter quoqque on n’avance queres par jour. Cnfin il me proteste qu’ilayme mieux de paigner sa vie fout doucement à l’ordinaire que de s’embarquer pour ’en das une entreprise pleine d’inguietude, et capable de degouster (’homme le plus patient du monde. C’est pourquoy it est tien aise d’avoir ungarşon pour pousser l’ouvrage avec plus de vigueur. Pour moyje suiy asseuré qu’unautre queluy consteroit davantage au bout du conte, qu’on perdroit avecluy plus de temps, &qu’on auroir encore de la peine d’en trouver qui me soit propre, je ne- voudrois pas aussus recommencer mes lecons et risquer le temps, e la peiné a instruire tout de nouveau ungarion, dont je ne serois paspeut estre si asseuré. Je dois mesme cette precaution à ma sante, ’ à la conservation d’une machine qui peut faire naiste tant d’autres, de ne me pas plonger de rechef dans des inguieta des nouvelles en recommencant ( I mement) Pour fenir, puusqs on peut juger par là que l’ouvrier seul avec son garcon mecoustera 200 louys cette année; 8 qu’il faut que j’ayeaussy quelqu égardaur autres depentes que j’esuis obligé defaire du mien, avant queles autres esperances devienneur deseses