# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068272:0266 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068272:0266?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 1, 2 # Folio 133v, page id 00068272:0266 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 134r); this page is its left half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068272&page=266 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068272/jpgs/default/00000266.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 89 lines, status machine # Lines: 89 recognised, mean confidence 0.95 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. tout d’un coup le l’ay déja dit, l’ l’empirede dieu, l’empire du fage est eeluy de la raison. Si l’ame est la maistres nez soy (dit M. Bayle p. 753) elle n’a qu’a vouloir, et aussi t’ost ce chagrin et cette peine qui accompagne, une rol la victoire sur les passions, s’evanouiront. Pourcet effect il suffiroit de Rene ildaudroit se donner seulement de l’indifference son a pour les objets des passions, (p. 758) pour quoyles donc les hommes ne se donnent il pas cette indifference s’ils sont les maistres chezeux C’est Mais cette objection est justement comme si je demandois pas pourquoy un onpere de famille, ne chasse pas ne se donne pas de l’or quand il en a besorn. il en peut acquerir mais par adresse, et non pas comme comme les fées par dans le temps des fées ou du Roy Midas par un simple e commandement de la volonte, ou par un attouchement. dela volonté. Il faut qu’il trouve chez suy il ne suffiroit pas d’estre maistre chez soy, il faudroit estre le maistre de toutes choses, pour se donner tout ce que l’on veus E en travaillant aussi sur soy, il faut faire comme en travaillant sur autre chose, et y accommodet ses operations. Ce n’est donc pas en un moment, et par un simple acte de volonte il fandeor faut connoistre la constitution et les qualités de son objet l’il est bon cependant que remarquer que les chagrins et les peires à L’egard des chagrius, qui accompagnent l’ame la vistoire sur les passions aud qu’on se corpige. tournent en quelques uns en plaiser, par un le fentiment contentement if qu’ils se trouvent dans le sentiment vif de la force de leur esprit, et de la grace divine et On s peut parvenir à cet heureux estat, et c’est un des principaux moyens dont l’ame se peut servir pour affermir son empire si les Scotistes et les Molinistes paroissent fadoriser l’indifference Vague les Tholmistes et les Angustinens sont pour la predetermination Thomas d’Aquin est un auteur qui a constume d’aller au solide, et la subtil scot cherchant à le contredire, obscurcit souvent lil hoses, au lieu de les éclaircir. Les Thomistes suivent leur maistre, et n’admettent point ordinairement que l’ame se p determine sans qu’il y ait quelque predetermination, qui puisse faire naistre la determination. Durand de S. Portien, qui faisoit assez souvent barde bande à part a aussi esté pour une certaine predetermination, et il a crû que Dieu voyoit dans l’estat de l’ame et de ce qui l’environne la raisons de ses determinations. J’en rapporteray le passage en parlant encor des difficultés de M. Bayle sur la prescience. Les anciens stoiciens ont esté à peu prés en cela du sentiment des Thomistes. ils ont este pour la determinati en même temps pour la determination, et contre la necessité quoyqu’on lour ait imputé leí qu’ils rendoient Ciceron. dit dans son livre de Fato tout hecessaire. quae democrite, Hernclite, Empedocles, stristote, ont cru que le destin emportoit une necessité; que d’autres sy sont opposés ( il entend peut estre Epicuré) et que chrysippe a cherché un milieu. Je crois que Ciceron se trompe à l’egard d’Aristote qui a si biena reconnu s le maistre de Chrysippe, lestod bur deja pour la certitude des la contingence et l verilé determinées, des evenemens futurs, mais il en moit la necessite. Si les Scholasiques, qui si bien persuades il est allé même trop loin en disaut Dieu ne laisse pas d’estre tout puissant, quoyque qu’il ne =car on ne trouve pas tout chezue S0y. Les Ascetiques et les vrai mystiques en peuvent parler par experience même un peut dire quelque chos (c ut dis- je, car je doute qu’ils le de bon, apres l’avoir bien contue; il lec paroisen Carilfaut necessairement l’unou l’autre. je crois que las premiers contre le concours dee para enetal, n’a pas laisse d’estre eu et les Academiciens ensemlat dite (par inadver- tence comme je P. crois) que les contingens propositions sur les contingens futurs n’avoient point de verite determinée, en quoy il a este abandonné avec laison par la pluspart 1es siactaspiques