# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068272:0299 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068272:0299?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 1, 2 # Folio 150r, page id 00068272:0299 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 151v); this page is its right half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068272&page=299 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068272/jpgs/default/00000299.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 68 lines, status machine # Lines: 68 recognised, mean confidence 0.95 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. Nous avous assez monsré, que py la prescience ny la providence de Dien ne sauroient faire du tort à nostre liberte, il nste seulement la difficulte qui dient du Concours de Dieu avec les actions de la creature et qui semble interesser a liberté de plus pres. M. Bayle a la fait valoir aussi avec son esprit et son eloquence ordinaire. Quand nous aurous satisfait à ce qu’il dif là dessus, nous pourrons finir cet ouvrage fines q vant ue de qutter ctte matiere un abrege il sera bon de donner le plecit du dialogue ingenieux de faurent Valla contre Boece surle libre Arbitre, qui fait beu voir aussi bienque les literes de cet auteur su la volupse et le vray et sur le vray bien, qu’ilnestot pas morus philosophe qu’humaniste ces quad Ces quatre liunes estoient oppose aux quatre liures dela consolation de la philosophie de Boece, et le dialogue au cinquieme. Uncertain Antoine Glarea Espagnol lus demande un Eclaircissement sur la difficulté du sibre Aibitre dont de pend la C justice et l’injustice, le chastiment et la recompense, dans cette vie et dans la future vie future. Laurent Valla luy repond qu’il faut se consoler d’une ignorance qui nous est commune avee tout le monde; comme l’on se console de n’avoir point d’ales cle les ailes des oiseaux Antosne. je say que nous me pouve donner ces ailesqu comme un autre dedale, qui pour ne fassent sortir de la prison comme dedale, mais de la paison de l’ignorance et pour m’elever jusqu’à la region de la verite qui est la patrie des ames. Les livres que j’ay vus e m’ont point sats fait pas même le celebre Boece, qui a l’approbation generale e Et je vous demande postre sensiment sur sa maniere d’accorder la prescience avec la liberté. Laurent. J’apprebende de choquer bien des gens, en refutant ce grand homme, je vecux pourtant vous tacher de vous ibeis pour satis faire aux e veux pourtant deferer preferer à cette crainte vous me prometties Y Ant. Quoy? Laur. de ne c’est que lors que vous aures dine chez moy, egard que j’ay aux prieres d’un ami pour veu que vous ne demandees point que je vous donne sa touper me poine de n demander de vous donner, a souper, apres avon dine het moy quand jl vous auroil à de auray dogne à diner ’est à dire que vous soyes content de la solution de la question que vous m’avés faite, sans m’en proposer une autre. Ant. Je vous le promets. Vuicy le point. de la difficulté: si Dieu a prevû la trahison de judas, il estoit necessaire qu’il trahist, il estoit impossible qu’il ne trahist pas. et il n’y a point d’obligation à impossible, il ne pechoit donc pas il ne meritoit point d’estre puni. Ret Cela detruit la justice et la religion avec la crainte de dieu. Caurent Laur. Dieu a prevû le peché il n’a point force l’homme à le commettre, In peché est volontaire. Ant. Cette vilonte estoit necessaire puisqu’elle estoit preveue. Laur. Si ma science ne fait pas que les choses exisent passées ou presentes existent, ma prescience nefera pas exister les futures. Ant cette comparaison est trompense, le present et le passe ne saumet quia pre artus, ls pea dera metares = aussi peu comm que digne de l’estre, = je ne say pas s’il a bien enfendu luy meme ce qu’il dit de l’entendement de Dieu et de l’eternité superiture au temps