# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068331:0007 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068331:0007?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 4, 8 # Folio 4r, page id 00068331:0007 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 3v); this page is its right half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068331&page=7 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068331/jpgs/default/00000007.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 32 lines, status machine # Lines: 32 recognised, mean confidence 0.98 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. Mais supposer qu’on continue à aimer Dieu sartoutes choses, et qu’on soit neant moins dans des tourmens eternels, est faire une supposition qui n’arrivera jamais Si quelqu’un faisoit cette sapposition, comme veritable, il seroit dans l’etreur; et il feroit vtir qu’il ne connoist pas asset la bonte de Dieu; et par consequent qu’il ne l’aime pas tencor assez Les saints qui demeuroient sans doute d’accord que Dieu ne damnera point celuy qui l’aime sur toutes choses; et quisont dit peantmbins, qu’ils aimeroient Dieu quand ils deuroient estre damnes ont voulu douner à entendre par cette fausse supposition, que les motifs de l’amour de bien veuillance, ou de la vertu de la Charité, et les motifs de la vertu de l’esperance ou de l’amour de cupidité ( qui ne merite pas proirement le nom d’amour) Sont entierement different Les Theologiens out tousjours diftinqué l’amour de la bien veuillance de celuy de la concupiscence; comme ils l’appellent en termes de l’ecole: le premier est desinteressé, et ne consiste pre cilement que dans le plaisir que donne la vue de la perfection et du touheur de l’objet aime, sans considerer d’autre bien ou profit qui nous en pent naistre. Le second est interessé mais d’une manere qui peut estre permise, et consifre precisement dans la vue de nosere propre bien, sans avoir egard au tonheur et avantage d’autrus. Ils rapportent l’amour. de la premiere espece à la vertu de la Chanté; et l’amour de la seconde espece à la vertu de Esperance Il est vray cependant qu’encor l’asseurance des autres biens que dieu sprepare à ceux qui l’aiment, peut entrer dans set motifs, d’un ambur desinteresse, en ce qu’elle rehausse l’eclat des perfecturs divines et fait nieux connoistre la bonté de Dieu Mais c’est alors sans difcinquer s’il aura cette bouté pour nous ou pour d’autres. Autrement si c’estoit seulement par une manierede reconnoissance, ce seroit plus tost l’acte de la