# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068331:0009 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068331:0009?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 4, 8 # Folio 5r, page id 00068331:0009 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 6v); this page is its right half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068331&page=9 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068331/jpgs/default/00000009.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 34 lines, status machine # Lines: 34 recognised, mean confidence 0.97 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. La juftice est une charite conforme à la sagesse La sagesse, est la science de la felicité La Charité est une Bienoeuillance Unverselle La bien veuillance est une habitude d’aimer Aimer est trouver du plaisir dans le bien, perfection, bonheur d’autruq E par cette definition on peut resoudre s adjoutay-je) une grande difficulte, importante même en Theoloyie, comment il ett possible, qu’il y ait un amour non mercenaire, detaché de l’esperance et de la crainte, et de tout egard de l’interest propre Crese que la felicite, ou la perfection d’autruy, en nous dannant du plaisir, entre immediatement dans nostre propre felicite. Car tout ce qui plaist est desire par luy même, et non par interest est un bien en soy, et non pas un fien utile ’est ainsi que la contemplation des belles choses est agreable par elle même, et qu’un table au de Raphael touche celuy qui le regarde avec des y eux eclaires, quoyque’il n’en tire aucun prosit et lors que l’object dont la perfection nous plaise, est luy même capable de bonheur, alors l’affection qu’on a pour luy devient ce qui mente proprement d’estre appelle et moux Mais tous les amours sont surpasses par celuy qui à Dieu pour objet, et il n’y a que Dieu qui puisse estre aimé avec raison sur toutes choses Car rien ne sçauroit estre aimé avec plus de succet, par ce qu’il n’y a rien de plus heureux, et rien qui mente d’avantage de l’estre Aussi n’y at- il rien de plus beau et de plus capable de donner du plaisir et de la satisfaction à ceux qui l’aiment et qui se plaisent à son conheur Ct de plus sa sagesse et sa puissance se trouvant elevées au supreme degré telles n’entrent pas seulement dans nostre felicite, comme une partie entre dans le tout ou comme 48b