# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068331:0033 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068331:0033?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 4, 8 # Folio 17r, page id 00068331:0033 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 18v); this page is its right half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068331&page=33 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068331/jpgs/default/00000033.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 71 lines, status machine # Lines: 71 recognised, mean confidence 0.93 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. ravi pour mieux omtendre la difference de ces deux amours, il est bon de n considerer, que l’ estonemeut sans l’autre, bien qu’ils se trouvent aussi souvent jointe voici exemple ou ils se trouvent ensemble. Un amant veritable, aime la personve qui luy est accordée avec ces deux especes d’amour il l’aime d’un amour de concupiscence ou de desir, car il la desire pour poy comme agreable. Mais il l’aime aussi d’un amour de bienvealtance ou d’amitie car il luy veut du bien de tout son coeur, et luy souhaitte et tache même de luy procurer toute sorte de contentement Se condement lvicy un exemple d’un amour de concupiscente, tout seul. Un mechant homme aime une fille purement par concupiscence gulement, pour jouir de sa beauté et pour en ecavi recevoir du plaisir, quoyque’il ne luy souhaitte rieu de bon et pourroit bien se mette per en peine du bien ou du mal qui luy arrive quand il aura satisfait à sa passion. Il n’y a dons point de bienveullance ou d’amitié, non plus que lors que j’aime quelque viande qui me plaist, uns pomme, une rose, et autres bonnes choses, à qui je ne souhaitte rieu, mais je l souhaitte a moy. fiferemtent Mais voicy en troisiene lieu un exemple, un exemple et sans aucun desir interessé. Vous sçravés combien jeus de la devotion et de ra dua ino ’amour pour ce grand Prince qui gouverne nostre empire, je luy souhaitte veux ii is de tout mon coeur, que tout luy pt a souhait, oufaitt que sa gloire et sa grandeur s’auguentent de jour en jour, qu’il mette bas à la raison toute sorte de biens, je voudn tous ses ennemis. C’est pourquoy je spuis tout joueux quand j’apprendses victoires; j’aime sous ceux qui y servent fidelement, et je suis triste, quand j’apprend que l ches ses affaires ne vont pas comme elles deuuroient. quand on dit du bien de luy, il semble que mon coeur s’ouvre, j’y contribue volontiers, et voudrois que tout le monde en fist autant. Mais si j’entendois quelcunt dire mal de luy et douver quelque atteinte à sa repuitation d tout mon sang se troubleroit et s’eleveroit contre ce medisant. Et cependant il est manifeste, que je n’y ay aucun interest particulier, et que je ne desine rien pour moy des conquestes on victoires de ce prince. D. cette explication est fort instructive, et les exemples bien choisis, mais rfaisons en maintenant l’epplication Nous avons dit qu’il y en a trois, la foy, l’esperance et l’amour aux vertus divines qui s’entre scivent. Car premierement nous apprenons par la foy, qu’il y a Un Dieu, qu’il est un tout puissant seigneur, qui a créé tout, qui sçait, peut, et contient tout. qu’il y a en luy toute puissance et vertu, toute gloire et majesté tous les tresors et richesses, toutes les delices et beautés, toute la voluepté et toute la joje, et mille et mille fois plus de bien que tous les hommes et toul les auges sçauroient s’imaginer par toute l’eternité. Car il comprend tout, tous vient de luy, il produit tout, il est tout. d’ou vient que S. François plongé dans cette contemplation, ne fit rien Tont une nuit, que de dire continuellement: o mon Dieu et mon tout. Mags Et aussi tost que nous avons bien compris cecy par la foy, il s’ensoit que nous conomencons aussi d’aimer amour dun Hel Dieu si aimables ensuit, puisque un si grand bien et une perfection si souveraine, meitte sans doute qu’on l’aime, etqu’on l’aime sur toutes choses. Mais cet amour de ge dieu sur toutes, choses a deux degrés le premier est un auour de concupiscence, par la quelle nous descrons addemment de le possider, et de jouir de luy, comme du souverain bien, parce que toutes les delices, graces agremens, beautes plaisirs et joies se tro plaisirs et joies, enfin tout ce qu’on peut aimer dvec desir, se trouve en luy. le sécond degré dudde l’amour de Dieu, est l’amour de bien veuillance par laquelle nous luy voulons tout bien, et celaà cause de l’excellence de sa nature qui merite, tout le bien concevable. Le premipr degré de l’amour de Dieu sur toutes choses, sçavoir l’amour de defir du desir de Dieu, fait la seconde vertu ejoine, sçavoir l’esperance Mais le second degré qui est plus eleve, qu’on appelle l’esperance, par ce que nous ne sçaurions assez posseder ily ce Dieu que nous aimons taut, et simmes obligés de l’esperer et de l’attendre Mals le second degré d’amour qui est plus noble et plus elevé, et qui vient d’un pur mosit de bienveuillance est cette troisième vertu divine, quon qu’on appelle simplement, absolument, et par excellence, l’amour, par de que tale po tuis ercecere qu lmm afere in lest. En vena