# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068331:0034 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068331:0034?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 4, 8 # Folio 17v, page id 00068331:0034 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 18r); this page is its left half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068331&page=34 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068331/jpgs/default/00000034.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 60 lines, status machine # Lines: 60 recognised, mean confidence 0.96 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. assez, comme je croy, pour discerner les tois vertus divines, il ne reste que de mediter la dessus, et de joindre ensemble tout ce que je viens de dire. Car si vous l’aures bien compris une bonne fois, cela vous servira toute vostre vie, et en effect est fort digue d’estre seu; d’autant que plusieurs linres de devotion, (à ce que je voy) ne discernent pas assez ces deux amours, et confondent l’un avec l’autre. Apparemment par ce que nous devons poiter à Dieu l’un et l’autre amour, et qui a pour luy l’amour d’amitie, ne manque pas d’avoir aussi celuy de desir. D’ou vient qu’on fait souvent un échange de leurs proprietés et donne à l’un ce qui appartient à l’autre D. Vous mn’avés assez fait entendre ces distinctions. ce me semble. Je servis bien aise cependant, que vous me rendiés encr raison de ce que vous avies dit cydessus, qu sçavoir qu’un pecheur, est d’abord quitte de tous ses pechés, par un exercice de la troisceme vertu divine, lorsqu’il commence d’aimer Dieu d’un auour de bien- veuillance; et non pas lors qu’il aime seulement d’un amour de desir, quand mêmes il aimeroit ou désireroit Dieu sur outes choses. .Il ne vous sera pas difficile d’en comprendre la aison maintenant. N’est il pas vray, que suivant ce que nous avons dit t cy dessus, qu’on peutaimer une personne d’un amour de desir, sans avoir de l’amitié pour elle, et sans luy vouloir du bien. Comme si quelquun aimoit une fille eeuse de pour jouir de sa beauté, de ses graces et de ses biens, sans luy porter de l’amitié, et sans p estre touché de son bonheur, ou de ses adversités pourveu qu’il ait son conten- tement. Coy.Crvies vous que cette fille aimeroit cet homme, si elle connoissoit le fonds de son coeur, et qu’elle luy voudroit du bien? un anse D. Elle n’auroit point de sujet de l’aimer ce p puisque l’amour de cet homme ne va pas à sa personne mais à ses biens Il en est de même a l’egard de Dieu. Si quelqu’un aimoit Dieu d’un amour de desir, pour estre comblé des plaisirs qui se trouvent en Dieu, sans l’aimer avec une bie un amour d’amitié, et avec une affection, sincere, sans desirer ardemment ce que Dieu veut, et sans se mettre en peine si Dieu est offensé et si ses commandemens sont negliges, pourveu qu’il pouisse en son particulier des beautés et richesses divines, c’est à dire poupveu qu’il obtienne un jour la beatitude eternelle; cet homme asseurement n’est pas du nombre des vruis amis de Dieu; et Dieu reci proquement ne luy portant point d’amitié, n’aura garde de luy pardonner ses peches, et le tiendra pour son enuemy, jusqu’à ce qu’il commence à aimer Dieu, comme un amy aime son amy, a qui il veut du bien de tout son coeur, et qu’il ne veut pas offenser. Mais quand cet homme il portera son amour jusqu’à une veritable amitié Dieu en usera de même soivant ses promesses, et l’aimant recipioquement luy pardonnera tous ses pechés et le receuura en grale. voicy quelques passages de la ste ecriture: j’aimeceux qui n’aiment, proverb. VII. L’amour couvre tous les peches, Proverb. X. L’amour ou la charité convre la multitude des pechés. 1. Petr. WV. Qui m’aime sera aimé de mon stere Jean XIV. Il luy seront pardonné beaucoup de Pechés parce qu’elle a beaucoup aimé. Luc VII. D. Ole chose que l’amour, puisque sa force va jusqu’a a velle justifier un pecheur sans la confession. C. Il est vray, que cet effect est grand et beau. Mais il ne faut pas oublie qu’on est tousjours obligé de confesser ses pechés au prstre en temps et lieu, quoy qu’ils soyent des a pardonnés. Et cela pour les soumettre à la puissance spirituelle ordinaire que jesuschrist a laissé à son Eglise, soivant l’ondiatim Jesus Cist, à la quelle on ne se peut soustraire sans un nouveau peché tres grand