# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068331:0046 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068331:0046?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 4, 8 # Folio 23v, page id 00068331:0046 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 24r); this page is its left half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068331&page=46 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068331/jpgs/default/00000046.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 38 lines, status machine # Lines: 38 recognised, mean confidence 0.97 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. et vertu, toute gloire et majeste, tous les tresors et richesses, toutes les delicies et beauces, toute la vosuxte et toute la joje, et millé et mille foit plus de bien que tous les hommes et tous les anges sçauroient Limaginer par toute l’etermité. Car il comprend tout, tout ojent de luy il produit fout, il est tout. ou vient que S. Frangois plonge dans cette contemplation, ne fit rien, tout une nuit, que de dire continuellem mon Dieus et mon tout. et aussi tost que nous avons bien compris cela par la foy, l’amour d’un et Dieu si aimable, s’ensuit, puisque un si grand bien, et une perfection si souveraine merite sans doute qu’on l’aime et qu’on l’aime, sur toutes choset Mais cet amour de Dieu Sux toutes choses a deux degres le premier est un amour de concupiscence par la quelle nous desrrons ardemment de le posseder, et de jouir de lluy, comme du souverain bien, parce que toutés les delices, graces, agremens, beautes, plaisirs et jores, enfin tout ce qu’on peut aimer avec desir, se trouve en luy. Le second degre de l’amour de Dieu, est du l’amour de bienveuillance par la quelle nous luy voulons tout bien, et cela à cause de l’excellence de sa nature qui merite tout le bien conce vable. Le premier desré de l’amour de Sieu sur toutes choset, sçavoir l’amour du desir de Dieu, fait la seconde vertu divine, qu’on appelle l’esperance, parce que nous ne sçaurions assez posseder icy ce dienque nous aimons eant, et ainsi nous sommes obligés de l’esperer et de l’attendre. Mais le second degre d’amour qui est plus noble et plus elevé, et qui vient d’un pur motif de bienvcuillance est cette troisieme vertu divine, qu’on apselle simplement, absolument, et par excellence lamour par ce qu’elle est plus excellente que l’amour inferieur du desir. On voila assez, comme je croy, pour discerner les Vois vertus divines, il ne resce que de medirer la dessus, et de joindre ensemble tout ce que je vieus de dire. Car si vous l’aurés bien compris une bone fois, cela vous servira toute vostre vie, et en effect il est fort digne d’estre seu; d’autant que plusieurs livres de devotion, (à ce que je voy) ne discernent pas assez ces deux amours, et confondent l’un avec l’autre: dparement parce que nous devons porter à Dieu l’un et l’autre amour, et qui a pour luy l’amour d’amitie, ne manque pas d’avoir aussi celuy de desir, d’ou vient qu’on fait souvent un échange de leurs proprietés et donne à l’un ce qui appartient à l’aute D. Nous m’aués lassez fait entendre ces distinctions, ce me semble e serois bien aise cependant, que vous me rendiés encon raison de ce