# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068357:0078 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068357:0078?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 1, 1 # Folio 39v, page id 00068357:0078 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 40r); this page is its left half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068357&page=78 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068357/jpgs/default/00000078.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 50 lines, status machine # Lines: 50 recognised, mean confidence 0.97 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. la foi est assez petite de assez peu en- racinée pour soutenir ces sortes d’épreu- ves dangereuses; je croi qu’il ne leur faut point presenter ce qui pourroit être un poison pour eux; ou si l’on ne peut leur cacher ce qui n’est que trop public, bien loin de l’ecarter comme imposlibles il faut ) joindre l’antidote, c’est à dire, il faut tacker de joindre la solution à Cobjection, bien loin de l’écarter comme impossible es passages des excellens Theblogiens, qui parlent de ce tri omphe de la Foy, peuvent et doivent recevoir un sens convena ble aux principes, que je viens d’établir. Il se rencontre dans quelques qu’esques objels de la foy, deux qualités capables de la faire bion pher de la raison, l’une est l’incomprehensibilite, l’autées le peu d’apparence. Mais il faut se bien donner de garde d’y ioindre la troisieme qualité, dont M. Dagle parle, et de dire ge ce qu’on croit est insoutenable: car ce seroit faire triompher la raison a son bour d’une maniere, qui detruis sent la foy L’in comprehensibilité ne nous empêche pas de croire même de vériles naturelles, par exemple nous ne comprenons pas la nature la lumiere et des couleurs, et cesendant nous sommes persuadés pa une espece de foy, que nous devons aux temoignages des sens, que ces qualités sensibles sont fondées dans la nature des choses, et que ce ne sont pas des illuions. Il ya aussi des choses contraires aux apparences, que nousa mettons, louqu’elles sont biene vérifiées. qu’y avoit il de plusas parent, que le mensonge du faix Martin Guerre, qui se set reconnoitre par la femme et par les parens du véritable, et set balancer long temps les juges et les parens, même apres l’arrivée du dernier. Cependant la verité sut enfin reconnue. I en est de même de la foy. J’ay déja remarque, que ce qu’on peut eppo ser à la bonté et à la jufice de Dieu ne sont que des apparen ces, qui seroient fortes contre un homme; mais qui deviennent nulles, quand. on les applique à Dieu, et quand on les metenba lance avec les démonstrations, qui nous asffurent de la perfection infinie de ses attributs. Ainsi la foy tromphe des facsse raisons par des raisons solides et supetieures, qui noustont fait embrasser: mais elle ne trompheroit pas, si le sentiment contrai re avoit pour luy des raisons aussi fortes, ou même plus for les e di, ’ils a que celles, qui font le Londement de la foy, c’est a dire, s’il y avoit des objetions invinci bls et démonstratives contra la soy. Il est bon même de remarquer icy, que ce que M. Payle appelle tromphe de la foy, est en partie un tiiomphe Comme jay deja marqué tiré de l’Espagnol il y a un petit Roman dont le titre porte, qu’il ne faut pas tousjours eroire ce qu’on voit