# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068365:0001 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068365:0001?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 7, 6 # Folio 1r, page id 00068365:0001 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 2v); this page is its right half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068365&page=1 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068365/jpgs/default/00000001.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 30 lines, status machine # Lines: 30 recognised, mean confidence 0.99 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. La Paix de Westfalie faite en 1648 fut avantageuse aux Protestans, et les mit en estat de se maintenir contre le parti de Rome. La France jalouse de la Mait d’Austriche avoit esté obligée de se joindre à la Svede, aux Estats Generaux, et à une partie des Princes d’Allemagne pour moderer la puissance formidable de cette mai son. Et Dieu donna des victoires au bon parti, qui forcerent les Austrichiens de restituer les affaires de la religion dans l’Empire à l’Estat de l’an 1624, et les Espagnols de renoncer à la souveraineté des Provinces Unies. Si l’Angleterre n’avoit pas este mise hors du jeu par les troubles internes, qui la dechirerent alors, il ya de l’apparence qua la paix auroit este encor plus avantageuse. Mais il se trouva, que les Protestans par leur negligence et leur peu d’union ne furent pas longtemps en estat de maintenur leur superiorité, ou du moins l’egalité necessaire pous leur conservation; et depuus ils perdirent tousjburs terraim dans toutes les negotiations et dans toutes les traités. La Suede se brouilla avec ses voisins, et depuis, pendant la minon te du feu Roy Elle p’attacha étroitement à la France. Louy5 XIV voyant les Austri. chiens abbaisses s’erigea en protecteur du parti papiste; il gagna Charles II. Roy d’An gleterre, indifferent pour la religion et pour la gloire, et les Anstrichiens mêmes avec leur amis par un Jele mal entendu, assistoient la France et ses amis, quand il s’agissoit de chagriner les Protestans. Amsi les Papistes, tout ennemis qu’ils estoient d’alleurs, s’uon soient tous jours contre le parti protestant, qui ne faisoit pas de même Apres la conclusion des Fraités de la paix de Westfalie, il s’agissoit de de l’Executis Une partie de ce qu’il falloit faire pour cela fut reglée un peu apres à Nurenberg, mais beau coup de points resterent indecis. Le parti Papiste avoit pour luy la Cour de lienne et les Arrests du Conseil Impenal Aulique luy estoient presque tousjours favorables sur tout quand on trouvoit une occasion propre à les executer. Cela parut dans le different ent Electeur de Mayence et la ville d’Erfort, et dans celuy que ce même Prince avoit comp Eveque de Wurt bourg, avec les Princes de Brandebourg en Franconie et dans cent autres occasions. Et quoyque l’Electeur de Mayence fut tres mal alors avec la Maison d’Austrict ayant esté comme l’auteur de l’Alliance du Rhin faite pour empecher l’Empereur d’envoyer du secours au pays bas avant la paix des Pirenées; on aima mieux de ouffrir, que ce Prince menât des trouppes estrangeres dans l’Empire sous un General