# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068368:0709 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068368:0709?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 10 # Folio 343r, page id 00068368:0709 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068368&page=709 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068368/jpgs/default/00000709.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 35 lines, status machine # Lines: 35 recognised, mean confidence 0.98 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. Conseisteur j’ay eu l’honneur de recevoir la lettre de V. E. n. 9. Mais la plus importante communication que nous ayons receue de sa part, et presque l’unique, est celle qu’Elle vient d’adresser à M. l’Abse Guidi, qui a nous a donné un Extrait de la lettre deMons. Battistini a vostre Excellence, dont il a voulu renvoyer l’original comme Je suppose qu’i aura fait. J’ay jugé necessaire d’en faire rapport à S. A. E. et nen communiquer avec nos Ministres. On donne des grandes louanges avec raison au Lele et à la prudence, queV. E. fais paroistre dans le maniment de cette affaire Cepen dant ma bonne volonté et mon affection in obligent, Monsergneur, de vous exposer since rement et sectmen des considerations, que je vous supplie deprendre enbonne part parcequ’on ne sçauroit estre trop circum spect sur une matiere de cette delicatesse et de cette importance. ay cru d’abord, et V. E. estanticy avoit témoigne aussi d’estre persuadée, qu’une Communication et ouverfure entiere et pleine defranchise de part et d’autre seroit tretile en sorte qu’on deuuroit concerter ensemble toutes demarckes qui pourroient estre de quelque consequence je ne sçay si V. E. à changé de sentiment depuis son depart; quoyqu’il me semble qu’alle a en assez de preuves de nostrebonne volonté. Il est vray, que j’ay eu honneur de recevoir plusieurs de vos lettres, mais il n’y a pas une qui nous ait donné la moindre lumiere, ou qui soit venue au fait. Au lieu qu’il semble que dans une affaire ou nous avons tant d’interest, il auroit esté asouhaitter que nous eassions este mieux instruit, et qu’on eut fait tout apres uune deliberation commune Car c’est le vray moyen de se bien entendre, et de reussir avec satisfaction reciproque Ainsi il eut este utile peul estre de nous faire part du formulaire dela relation avant même que de l’envoyer. Car estant impossible que toutes nos considerations soyent assez connues à d’autres. il estoit aisé d’y faire entrer quelque chose sans y penses qui ne nous convienne point son d’omettre aumoins quelque chose dont la mention auroit esté à desirer. Et j’asseure V. E. que si nous avions quelques rapports à faire de ce costé cy, nous ne nanquerions point de les concerter avec Elle Et comme le commencement est d’un grand poids et en toutes choses, et qu’il est dificile d’effacer les premieres impressions; il semble qu’on ne pouvoit apporter trop de precaution pour faire prendre d’abord un bon ply à l’affaire en cour de Rome. Pour cet effect, j’ay eru, des le commencement et j’ay pris la liberte de representer à V. E. les raisons qui fant croirs, qu’au lieu d’enviyer à Rome une simple relation, il falloit y envoyer encor un heologien bien intentionné