# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068378:0018 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068378:0018?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20 # Folio 9v, page id 00068378:0018 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068378&page=18 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068378/jpgs/default/00000018.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 32 lines, status machine # Lines: 32 recognised, mean confidence 0.96 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. à une telle gazette, puisqe il semble que l’esprit de devotion devient un esprit de Cour. En voicy une preuve que la France nous fournit. c’est l’Histoire de la conversion dein certain Marquis de cum Santenas savoyard, décrite par M. Boileau qui en a esté le temoin oculaire. On m’a communique une copie tirée tur un exemplaire imprime. Je pe sçay si V. A. S. a vn ce que M. delarroque a ecrit autres fois contre un livre de l’Abbede la Trappe, ou il n’en donne pas une idee fort avantaiens, mais il peut avoir eu de faux memoires Quoyque il en soit voila un satyrique de profession devenu panegyrist de l’Abbe de la Trappe. C’est sans doute l’effect de la devorion que le Roy fait paroistre. Je croy que sans cela M. Boileau seroit plus porté à faire que des Lutrins contre les faux devols, de faire des eloges des veritables. Ce n’est pas que je croye que M. 30ieau parle par politique ou contre ses veritables sentimens. Ce seroit malhonneste que d’en soubcionner un honneste homme mais c’est que je croy que s’il ne connoissoit le pauchant du Puince, it auroit plus tost suivi le sien qui est celui de la nature humaine plus portée à dire et à croire du mal que du bierr de son prochain. Car on sçait que les satyres sont tousjours mieux receues que les louanges, et un auteur capable de bien ecrire des satyres peut ’asseur er de l’approbation publique Cependant et a present il sera micux informe