# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068378:0130 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068378:0130?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20 # Folio 65v, page id 00068378:0130 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 64r); this page is its left half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068378&page=130 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068378/jpgs/default/00000130.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 62 lines, status machine # Lines: 62 recognised, mean confidence 0.96 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. demonstier par des raisons physiques que l’ame est toupjours incorruptible et qu’elle peuse tousjours à quelque chose, mais pour prouver qu’elle se souviendra evi s’est passec an cons;il faut ledune raison morale, qui ne laisse pas d’estr dis qui se senir des loix de cette ie Monarchie dibine, qui ne seroit pas bien gouvernée autrement, puisqu’il n’y auroit ny point de peine ny cha recompense ny chastiment sans la souvenance. GEs ne faut pasls’estonner que l’a subsiste tousjours quoyque elle ait un commeneement car estant une substance, c est à dire un es estre agissant, elle ne sçauroit perir que par un aneantissement, c’est à dire par miracle: comme le mo car mêmes le moindre atome de la matiere, ne perit jamais quoyque qu’il passe par mille formes. Et comme choses en general e va tous jours crvissant il ne faut pas s’étonner si l’ame en sortant de cette vie passe dans un estat incomparablement au dela de celuy, qu’elle avoit ava a quitte en y entrant. Je conclus queil l’adjonte qu’il quedeu semble que deu nous a voulu laisser une image de la mort en nous faisant oi sentir que l’ame pense en songeant, et se forge mille choses, comme si elle estoit dans un monde à part: et je ne voy rien qui empeche que Dieu ne luy onfaisse naistre des songes des ae foit agreables et harmonieux ou tristes et affreux jusqu’à ce qu’il luy plaise p digne d’elle rentrer. dans un corps pour continuer de souer son role, parmy les creatures Vos raisons sont touchautes et sans replique: et j’avoue que j’en suis penetié: d’autant que vous aves merveilleusement bien prevenu les objections de qe ceux qui croyent que toutes les ames doivent estre sont reunie dans à l’ame de l’univers; comme lors que comme le corps so perd dans la masse le corps est reduit en poussiere. Car comme vous dites fort bien, ce qui est une fois une substance à part, le demeurera tousjours, et exercera ses fonctions propres de quelque maniere qu’on l’unisse à quelque autre chose. Aussi cette union des amesà l’ame, universelle ne consiste que dans un jeu de ne sont que des paroles qui ne signifient rien car les ames ne sont pas comme des gouttes on des ruisseaux qui se rendent dans un oceau et si la compara son estoit bonne; jedu on pourra dire que chay goutte ne laisse portion atome de la goutte ne laise pas de subsister dans l’oceau même, et qu ainsi les ames reunies à l’ame universelle ou plus tost à Dieu ne laisseroient pas d’avoir chacune ses pensées propres +or il est visible queune n’entre point en com paraison avec un atome ny mêmes avec quelque corps eus le mond ela naissance