# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068378:0204 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068378:0204?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20 # Folio 102v, page id 00068378:0204 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 103r); this page is its left half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068378&page=204 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068378/jpgs/default/00000204.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 38 lines, status machine # Lines: 38 recognised, mean confidence 0.98 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. voute souterraine, et éclairée par un petit nombre deflambeaux, on comparoit devant deux petsonnes, dont l’une est un Juge de l’inqui sition, et l’autre un Secretaire, qui apres avoir demandé si l’on veut cas avoirer la verite, en c que l’on nie; protestent que le 5. office ne sera pas cause de la mort du criminel, S’il arrivoit qu’il expirat dans les tourmens, crais sa seule opiniatrete. Ensuite un bourreau le deshabille, lui lic les pieds et les mains avec une corde, et le fait monter sur un petit siege pour pouvoir passer la corde à des boucles de fer, qui son atlachées à la muraille. Après cela on tire le siege de destous le pieds dlu patient. de sorte qu’il demeure suspendu par la corde, que le bourreau serre toujours plus violemment, dusqu’à ce que le criminel ait confessé, ou qu’un Chirurgien, qui est aussi present, avertisse les Juges qu’il n’en peut pas souffrir d’avantage sans mourir. (Les cordes causent, comme on le peut aisement penser, une douleur infinie, lors qu’elles viennent à entrer dans la chair. et à faire enfler les mains et les pieds dusqu’à tirer du sang parles ongles. Comme le patient se trouve violemment serre contre la mun muraille, et qu’en tirant les cordes avec tant de foree on courroit risque de déchirer tous ses membres, on a soin auparavant de le ceindre avec quelques bancles par la poitrine. On les serre extremement, et il seroit en quelque danger dene pouvoir pas ravoir Son haleine, s’il ne la retenoit pendant que le bourreau lui met ces bandes. Il conserve ainsi à ces poumonsassez despace, pour faire leurs fonctions. Dans le moment qu’il souffre le plus, on lui dit pour lepou vanter, que ce nest que le commencement des souffrances, et qu’il fera bien d’avouer, avant qu’on en vienne à l’extremité. le Sr. Orobic assuroit encore qu’outre les tourmens, dont on vient de parler, le Pourreau lachoit sur les dambes du patient une petite échelle ou il étoit monté, et dont les échelons aigus causoient une douleur inere iable, en tombant sur les os des Jambes. Enfini si l’accuse nie constam ment, on lefait guerir des blessures que les cordes lui ont faites, et ou le met dehors. Dés que nôtre duis fut en liberté, il ne pensa qu’à sortir d’espagne, et en efset il passa en France, ou il fut fait professeur en Medecine à Thoulouse. Il y soûtint des Theses de putrefactione, et il assuroit que par le moien de sa Metaphysique il embarassa ceux qui prétendoient à la chaire de Medicine; qui etoit vacante. Ilys demeura quelque temps, faisant toujours pro-