# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068378:0779 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068378:0779?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20 # Folio 388r, page id 00068378:0779 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068378&page=779 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068378/jpgs/default/00000779.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 65 lines, status machine # Lines: 65 recognised, mean confidence 0.89 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. ne 1s de faut lost He elque a El atiere eme au et le rese. Ion la dut e At sa E nie nee uut d’in- ace ient, et qui est commensure avec luy. S’ensuit il pour cela que l’espace s’appercoive de ce qui se passe dans le corps, et qu’il s’en souviene apres que le corps en sera sorti? outre que l’ame étant indivisible sa presence immediate qu’on pourroit s’imaginer dans le corps ne serdit que dans un pont, comment donc s’appercevroit elle de ce qui se fait hors de ce point? Je pretends d’etre le premier qui ait montre comment l’ime s’appercoit de ce qui le passe dans le corps. La raison pourquoy Dieu s’apperçoit de tout, n’est pas sa simple presence, mais encore son operation, c’est parce qu’il conserve les choses parune action qui poduit continuellement ce qu’il y a de bonté et de perfection en elles. Mais les ames n’ayant point l’influ- ence immediate sur les corps, ny les corps sur les ames, leur correspondence mutuelle ne sauroit etre expliquée par la presence. a veritable ruison qui fait louor principalement une cachine est plustort prise de l’effect de la machine que de sa cause. On ne s’informe pas tant de la puissance du Machiniste, que de son Artifice. Ainsi la raison qu’on allegue pour louer la Machine de Dieu, de ce qu’il l’a faite toute entiere, sans avoir emprunté de la matiere de dehons, n’est point sufisante. C’est un petit detour ou l’on a éte force de recourir. Et la raison qui rend Dieu preserable a un autre Machiniste, n’est pas seplement parce qu’il fait le tout, au lieu que l’Antisan à besoin de chercher sa matiere. Cette preserence viendroit seulement de la puussance. Mais il y a une autre raison de l’excellence de l’ouvrge de Dieu, qui vientencore de la fagesse. C’est que sa mamine va gussi plus long temps, et va plus juste que celle de quelque autre Machiniste que ce soit. Celuy qui acheté la montre ne se souire point si l’ouvrier la faite toute entiere, ou s’il en a fait faire les pieces par d’autres ouvrrens, et les a seulement ajoustées; pourveu qu’elle aille comme il faut. Et si l’ouvrier avoit receu de Dieu le don susqu’à creer la matiere des roues on n’en seroit point content, s’il n’avoit receu aussi le don de les bien ajuster. Et de même celuy qui voudra etre content de l’ouvrage de Dieu, ne le sera point par la seule raison qu’on nous alleque. doinsi il faut que l’artifice de Dieu ne soit point inferieur a celuy d’un oovrier il faut même qu’il aille infiniment au delà. La simple production de tout margueroi bien la puissance de Dieu, mais elle ne marqueroit point assés sa sagesse. (eux qqui soûtiendront le contraire, tomberont justement dans le defaut des Mlaterialistes et de spinosa; dont ils protestent de s’éloigner; ils reconnoitroient de la puissance, mais non pas alses de sagesse dans le principe des choses.