# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068378:0786 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068378:0786?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20 # Folio 391v, page id 00068378:0786 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068378&page=786 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068378/jpgs/default/00000786.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 37 lines, status machine # Lines: 37 recognised, mean confidence 0.97 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. dont on me fournit icy l’occasion. Je dis donx, que si l’espace étoit un étre absolu, il arriveroit quelque chose dont il seroit impossible qu’il y ent une raison suffisante, ce qui est contre notre Axiome. Voicy comment je le prouve. L’espace est quelque chore d’unifor me absolument, et sans les choses y placées un point de l’espare ne differe absolument en rien d’un autre point de l’espace. Or il suit de cela, suppose que l’espate soit quel que chose en cuy même outre l’ordre des corps entre eux, qu’il est impossible qu’il y ait une raison pourquoy veu, gardant les mêmes situations des corps entre eux, a place les corps dans l’espace ainsi et non pas autrement; et pourquoy tout n’a pas été mis a rebours (par exemple) par un échange de l’orient et de loccrdent. Mais si l’espace n’estaute mose que cel ordre ou rappont, et n’est rien du tout sans les corps, que la possibilité d’en mettre; ces deux états, l’un tel qu’il est, l’autre suppose à rebours ne differeroient point entre eux: leur difference ne se trouve que dans notre supposition chimerique, de la realité de l’espace en luy même: mais dans la verité l’un sera justement la même chose que l’autre comme ils sont absolument indiscernables; et par consequent, il n’y a pa lieu de demander la raison de la preserence de l’un à l’autre b. I’en est de même du temps, suppose que quel qu’un demancle, pourqua Dieu n’a pas tout eree un un plustost; et que ce même pertonnage. veuille inferer de la, que hieu a fait quel que chose dont il n’est pas possible qu’il y ait une raison pourquoy il l’a fait ainsi plustost qu’autrement; on luy reppondroit que son illation seroit vraye, si le temps étoit quelque chose hors des choses tempgrelles, caril seroit impossible qu’il y eut des raisons pourquoy les choses eussent été appli- es quées plustost à de tels instans qu’à d’autres, leur succession deneurant la même. Mais cela même prouve que les imstans hors des choses ne sont rien, et qu’ils ne consistent que dans leur ordre suc cessit; le quel demeurant le même, l’un des deux états comme celuy de l’anticipation imagnée ne differeroit en rien, et ne sauroit être discerne de l’autre qui est maintenant j. On voit par tout ce que je viens de dire que mon eoxiome n’a pas été bien pris, et qu’en semblant l’accorder, on le refuse. Iest vray dit-on, qu’il n’y a rien sansune raison sussisante pourquoy il est, et pourquoy il’ est ainsi plustost qu’autrement; mais on adjoule que cette rais on suffisante est souvent la simple ou mere volonté de Dieu,