# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068378:0813 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068378:0813?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20 # Folio 405r, page id 00068378:0813 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068378&page=813 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068378/jpgs/default/00000813.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 37 lines, status machine # Lines: 37 recognised, mean confidence 0.95 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. uatrreme Réponse. duri et Z du papier precedent. (1) Lerré pondray cette fois plus amplement pour eclaireir les difficultes et pour essayer si l’on est d’humeur à se payer de raison, et de donner des marques de l’amour de la verité; ou si l’on ne fera que chicaner sansrien éclaircir. (2) Ons eforce souvent à m’imputer la necessité et la fatalite, quoy que peut- etre personne n’ait mieux expliqué et plus a fond que j’ay fait dans la Theodicee la veritable dlifference entre liberte, contingence, spontaneite d’un cote, et necessité absolue, hazard, conction, de l’autre je ne say pas encore si on le fait, parce qu’on le vent, quoy que je puisse dire; ou si ces imputations viennent de bonne foy, dle ce qu’on n’a point encore pesé mes sentimens. J experimenteray bientot ce que j’en dois juger, et je me regleray la clessus. dan, (3) Ilestaray que les Raisons font dans l’esprit du fage et les Motifs e quelque esprit que ce soit, ce qui répond à l’effect, que les poids font dans une s1 balance. Un objecte que cette notion mene à la nécessite et à la fatalité. Mart on le dit sans le prouver, et sans prendre connoissance des explications que pay données autres fois pour lever toutes les difficultés qu’on peut faire la dessus. (4) Il semble aussi qu’on se joue d’equivoques. Il y a des necessites qu’il fant gdmettre. Car il faut diffinguer entre une necessité absolue et une neces sité hypothetique. Il faut distinquer aussi entre une necessité qui a lieu parce que l’oppose implique contradiction, et laquelle est appellée logique, mela physicque ou mathematique, et entre une necessité qui est morale, qui fait que le sage choisit le meilleur, et que le tout esprit suit l’inclination la plus grande.) (5) La necessité hypothetique est celle que la supposition ou hypothese de la prevision et preordination de Dieu impose aux futurs contingens. Et il faut l’admettre si ce n’est qu’avec les lociniens on resuse à Dieu la prescience des contingens futurs, et la providence qui regle et gouverne les Moses en delait. (6) Mais ny cette prescrence ny cetle preordmation ne derogent point à la liberté Car Dieu porté par la supreme raison à choisir entre plusieurs Suites des choses ou Mondes possibles celuy où les creatures libres prendroient telles ou telles resolutions, quoy que non sans son concouns; a rendu par la tout evenement certain est determine une fois par toutes, sans alezoger par la à la liberté de ces creatures; ce simple decret du choix, ne changeant point, mais actualisant seulement leur natures libres qu’il y voyoit clans ses idées. C (7) et quant à necessité morale elle ne deroge point non plus à la