# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068378:0814 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068378:0814?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20 # Folio 405v, page id 00068378:0814 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068378&page=814 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068378/jpgs/default/00000814.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 39 lines, status machine # Lines: 39 recognised, mean confidence 0.97 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. liberté. Car lors que le sage, et surtout Dieu (le fage souverain,) choisit le meilleur, il n’en est pas noims libre; au contraire, c’eit la plus parfaite liberté de n’être point empeché d’agir le mieux. Et lors qu’un autre choisit selon le bien le plus apparent et le plus inclinant, il imite en cela la liberté du sage, à proportion de sa dis position. Et sans cela le choix seroit un ha fand aveuge 8) ais le bien tant vray qu’apparent, en un mot le motit, incline sans necessiter, c’est à dire sans imposer uné necessité absolue. Car lons que Dieu (par exemple) choisit le meilleur; et qu’il ne choisit point, et qui est inferieur en perfection ne laise pas d’être possible. Mais si ce que Dieu choisit et oiL partis necessaire, tout autre partie seroit impossible contre l’hypothese; car Dieu choisit parmy les possibles, c’est à dire parmy les plusieurs partis dont pas un n’implique contradution peut, . (9) Mais de dire que ieu ne poit chorsir que de meilleur, et d’en vouloir inferer que ce qu’il ne hoisit point, est impossible é est confondre les Termes; la puissance et la volonté, la necessité melaphysique et la ne- cessité morale, les essences et les existences. Car ce qui est necessaire, l’est par son essence, paisque l’opposé implique contradiction; mais le contin- gent qui existe, doit son existence au principe du meilleur, raison suffisante des choses. I c’est pour cela que je dis que les motifs inclinent sans ne- cessiter, et qu’il y a une certituce et infallibilité, mais non pas une necessité absoluè dans les choses contingentes, joignes à cecy ee qui se dira plus bas num. 73 n. Z6. (10) Et j’ay ausés montré dans ma Theodicée, que cette necessite norale ett heureuse; conforme à la persection divine, conforme au grand principe des existences qui est celuy dic beson d’une raison sussisante; au lieu que la necessté absolue et metaphysique clepend de l’autre grand prinane de nos raisonnemens, qui est celuy des essences, c’est à dire, celuy de l’identite ou de la contradiction: car ce qui est absolument necessaire, est seu possible entre les partis, et son contrare implique contradnction. (11) Pay fait voir aussi que nôtre volonte ne suit pas tourjonns pecilement l’entendement practique; parce qu’elle peut avoir ou trouver des raisons pour suspendre sa resolution jusqu’a une discussion ulterieure. Psi 12.) ait imputer apres cela une necessité absolué sans avoir rien à dire contre des considerations que je viens d’apporter, et qui vont jusqu’au fond des choses, peut- etre au de là de ce qui se voit ailleurs; ce sera une obstination derarsonnable.