# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068378:0824 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068378:0824?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20 # Folio 410v, page id 00068378:0824 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068378&page=824 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068378/jpgs/default/00000824.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 54 lines, status machine # Lines: 54 recognised, mean confidence 0.96 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. servient avois precilement la même aflection indrviduelle; un même accident individuel ne pourant point se trouver en deux suiers, ny passer de suj et en sujet. Mais l’esprit non content de la convenance, chercheune identité, une chose qui soit veritablement la même, et la concort commehors des sujels, et c’est ce qu’on appelle icy place et espace. Mais cela ne sauroit é̂tre qu’ideat, contenant en certam ordre, ou l’esprit conçoit l’application eles rapports. Comme l’esprit le peut figurer un ordre consistant en lignes hene alpgiques; dont les grandeurs ne consisteroient que dans le nombre des generations, ou chaque personne auroit sa place et si l’on adjoutoit la fiction de la melempsychose, et faisoit revenir les mêmes ames humaine les personnes y pourroient changer de place. Celuy qui a été pere ou grand pere, pourroit dlevenir fils ou petit fils ets. Et cependant ces places genealogiques quoyqu’elles expri meroient des verités reelles, né seroient que choses ideales. Je donneray encor un exempe de l’usage de l’esprit de se former à l’occasion dles accidens qui sont dons les suj ets quelque chose qui leur répon de hors des sujets. La raison ou proportion entre deuxtlepe et M peut être concue de trois facons: comme raison du plus graxisu moindre M+ commeraison du monire M, au plus grand L; et enfin comme quelque chose dl’abstrait de deux, c’ett à dire comme la raison entre (et M sans considerer lequel est l’anterieur ou le posterieur, le sujet ou l’objet: et c’est ainsi que les proportions sont considerées dans la Musique. Dans la premiere consideration le plus grand, est le sujet; dans la seconde M, le moindre, est le sujet de cet accident, que les Phllosophes appellent relation ou rap- pont. Mais quel en sera le sujet dans le troisieme sens. On ne sauroit dire que tous les cleux, et M ensemble, font le sujet d’un tel accident; caransi nous aurions un accident en cleux sujels qui auroit unne jambe dans l’un et dans l’autre, ce qui est contre, la notion des acerdens. Doncit faut clire que ce rapport dans ce troisiême sens et bien hors des sujeli, mais qu’et ant ny substance ny accident, cela doit être une chose purement ideale Au reste j’ay fait icy à peu pres comme luclide, qui ne pouvant pas bien faire entendre absolumient ceque c’est que raison prise clans le sens des teometres, definit bien ce que c’est que mêmes raisons; et c’est ainsi que pour expliquer ce que c’est que la place, l’ay voulu defirir ce que c’est que même place. Je remarque enfin que les Traces ces mobiles qu’ils laissent quelques fois dans les immobiles sur lesquels ils exercent leurmouvement, ont donné aux homme occasion de se former cette ieléc, comme s’illestoit encore quelque trace, lors même qu’il n’y a aucune chose immobile. Mais cela n’est qu’idear; et porte seulement que s’il y avoit là quelque immobile, on l’y pourroit designer c’ est cette onalogie quui fait qu’on s’imagine de places, dles traces, des espacet, quoy que ces choses ne consistent que dans la verité des rapporis, et nullement dlans que lque realité absolue. (48) Aurreste si l’espace vuide de corps (qu’on J’imagine n’est pas viide toul à fait dequoy ett. it donc plein. , a L. il peut etre des esprits étendus, ou dles substances immateri elles capables de s’étendre et de resserrer qui s’y momenent, et qui se penetrent sans s’incommoder, comme les ombres cle deux corpsse penetrent sur face d’une muraille. Je voy revenir les plaisantes imaginatims ille de feu M. Henri Morus scomme savant et bien intentioné) dl’aitler, et de quelques autres qui ont erû, que ces esprits se peuvent rendre impenetrables, quand bon leur semble. Il y en a même eu qui se sont imagine que l’homme dans l’état d’integeté avoit aussi le don de la penetration, mais qu’il est cevenu solide, op que et impenetrabe par sa cheute. N’est ce pas renverser les notions des choses, donner au Dieu des par- ties, clonner de l’etendné aux esprits. Le seul principe du besim de la raison sussisante fait dis paroitre tous cet spectres d’imaginasion. Les hommes se font aisement des fictions, faule de bien employor ce grand princie a Surio (49) Onne sauroit dire qu’une certaime duree est ét ernelle, mais que les choses qui durent tousjours sont éternelles, en gagnant tousjours une clurée nouvelle. Tout ce qui exisle du temps et de la duration, etant successit, perit continuellement. Et comment ume ose pourroit ex ister une chose, dont iamais aucune partie n’existe Du temps existent jamais que des instans, et l’instant et pas même une pa considerera ces observations, comprendra bien que le temps ne temps. Quiconque feroit etre qu’une coye