# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068378:0834 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068378:0834?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Theologie LH 1, 20 # Folio 415v, page id 00068378:0834 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068378&page=834 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068378/jpgs/default/00000834.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 36 lines, status machine # Lines: 36 recognised, mean confidence 0.97 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. 86) Par apres c’est donner justement dans la doctrine qui fait de Dieu l’ame du monde, puis qu’on le fait sentir les choses non pas parla dependance qu’elles ont de luy, c’est a dire par la production continuelle de ce qu’il y a de bon et de parfait en elles; mais par une maniere de sentiment, comme l’on s’imagine, que notre ame sent ce qui se passe dans le corps. C’est bien degrader la connousance divine. (87) Dans la verile des choses cette maniere de sentir est entierement C) chimerique, et n’a pas même lieu dans les ames. Clles sentent ce qui se passe lors d’elles par ce qui passe en elles repondant aux choses de denons; en vertu de l’harmonie que Dieu a preetablie, par la plus belle et la plus admirable de toutes ses productions; cui fait que chaque substance simple en vertu de sa nature est, pour dire ainsi, une concentration et un miroir vivant de tout l’univens sorvant son point de veue. le qui est encore une des plus belles et des plus incontestables preuves de l’existence de Pieu; puisqu’il n’y a que Pieu, c’est à dire la cause commune, qui puisse faire cette harmonre des choses. Mais Dieu même ne pent sentir les choses par le moyen par lequel il les fait sentir aux autres. Je les sent parce qu’il est capable de prodaire ce moyen; et il ne les feroit point sentir aux autres, s’il ne les produisoit lui même toutes consentantes, et s’il n’avoit ainsi en soy leur representation, non comme venant d’elles, mais parce qu’elles viennent de luy, et parce qu’il en est la cause efficiente et exemplaire. I les sent parce qu’elles mennent de luy, s’il est permis de dire, qu’il les sens; ce qui ne se doit qu’en depouillant le terme de son impersection, qui semble signifier qu’elles agissent sur luy. Clles sont, et luy sont connues, parce qu’il les entend et veut, et parce que ce qu’il vent est autant que ce qui existe. Ce qui paroist d’autant plus parce qu’il les fait sentir les unes aux autres; et qu’il les fait se sentir muluellement par la suite des natures qu’il leur a données une fois pour toutes, et qu’il ne fait qu’en Tretenir suvant les loix de chacune à parti les quelles, bienque differentes aboutissent a une correspondence exarte des resultats. (e qui passe toutes les idées qu’on a eu vulhairement de la perfection dione et des ouvrages de Dieu, et les élere au plus haut degre; comme M. Bayle a bien reconnu quoy qu’il ait cru sans sujet que cela parse le posible.