# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068529:0387 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068529:0387?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Militaria LH 36 # Folio 192r, page id 00068529:0387 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068529&page=387 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068529/jpgs/default/00000387.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 70 lines, status machine # Lines: 70 recognised, mean confidence 0.95 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. Projet d’une Manufacture en militaire. ay souvent songé s’il ne seroit pas possible de fabriquer une etoffe, qui fut en même temps, legere, pliante, et capable de resister à une bonne mousquetadé. S’il estoit possible, de l’avoir encor a bon marché; ce seroit le comble des souhaits qu’on pourroit former la dessus, car un en pourroit fournir jus qu’aux simples soldats. Ce seroit rendre sans doute un grand service au geare human, et sur tout à la Chrestiente cequi s’en pourroit prevaloir cnfo pour renverser tout d’un coup, les forces ottomannes, De tout cequ’on employe pour les étoffes, et qu’on peut avoir en quantité il n’y a rieu de plus ferme, qu’un fil de soye. Il est vray qu’un fil de metail l’est davantage, mais il n’est pas si pliant, ny si leger. De sorte que je crois qu’un fil de soye d’un preme poids qu’un fil de metail resiste d’avantage, ce qu’il faudroit pourtant examiner. Il faudroit examiner aussi à quel degré de subtilité, et de pliabilité on pourroit parvendr, par le moyen des fils de de metail, et s’il y auroit moyen d’en faire des étofes, asser fortes et en même temps commodes qui apparemment vandivient imeux sens doute, qu’une currasse l’un même poide On pourroit essayer aussi le metait en feuilles, sçavoir combiendes mains de ces feuilles pourroieul resister à une monsquetade; en faisant les feuilles en sorte, que e demeure e qu’elles demeurenassez fermes et le composé assez flexible. Il faudroit enfin voir, si un tel amas de feuilles resisteroit mieux qu’une piece de metail, de mome poids. Item si le compose fait d’estain et de cuiure, ne seroit pas sans compainison plus x resistant que le fer, ou le cuiore; en sorte qu’on qu’il ne faudroit pas en regietter le prix; ilem si les airasses ne pourroient estre composées de quantité de pieces d moutues, en ayant forme, de coin et arrangées en sorte, qu’elle ne puissent reculer, sans rompre. Mais revenons à la soye. il est donc constant que la soye, et plus ferme, que la laine, , l le poil de cheuure, le lin et le o, coton et tout ce qu’on employe pour faire des habits. Mais quand je considere les gallettes, ou les petites cocques des vers à soye, ou la soye est en cor ramassée de la maniere, que la nature l’a engendré, je trouve, qu’elle a encor bien plus de fermeté et picie une gallette est sans doute plus forte, qu’une etoffe de soye, du memesons quelqu elle quelle qu’elle puisse ostre. Je plus elle est toute tissue, et mise déja en oeuure dans la gallette, par le vers meme mieux sans doute incom parablement, que tous les ouurrers, ne sçauroient faire; car toute la gallette est un seul fil qui fait une million de tours et de retours dont les parties tiennent mer veilleusement les unes contre les autres, et par l’arrangement inimitable dans les autres éstoffes, et par, unecentaine gluteu glue naturelle je croy bien aussi qu’ gatets pesera d’avantage, qu’une détoffe de pareil volum, quelqu’elle ean dela puisse estre; parce qu’elle a apparemment les partées plus serrées. il sera sera pourtant a propos de s’asseurer phemierement de toutes ces hypotheses par l’experience. Quoyque’il en soit nous éparguerons tous jours beaucoup de depense, qu’il faut et pour filer la soye, et pour la mettre en veuvre derechet, si nous pouvons employer les gallettes, telles qu’elles sont En uoicus la Methode, que je croy faisable, et propre au dessoin dont ils’agit Ranges des gallettes sur une plance ou rable, en soite qu’elles se tiennent le plus pres quelles peument, c’est pour quoy il est bon de prendre celles qui sont le moins épaisses purs il faut les presser en contre le plan avec une presse à vis, le plus fortement qu’on peut. si on y adoûte un peu de colle de poisson tant mieux pourveu qu’on puisse retiner l’étoffe presset de ce des plans entre les quels ou l’a presse. On fera passer un rouleau par dessus pour applanir les parties, et les rendre egales et on fera la même chose de l’autre costé en retournant voicys d’une feuille de nostré étoffe; qui sera assez faible comme lu papier, quand oy considere qu’une galette ne tient pas à l’autre neele et il sera aisé de la rompre, mais non pas de la percer sans laceration c’est à dire d’y faire un tron roudcomme une balle a coustume Faisons plusieurs de feilles de ces feuilles et les appliquons les vnes sar les anties de soite que les falles tuibles ceces de l’une soyent comentes 2 de faire.. e ce mene case an ca vir