# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068557:0003 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068557:0003?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 2, 2b # Folio 2r, page id 00068557:0003 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 1v); this page is its right half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068557&page=3 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068557/jpgs/default/00000003.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 54 lines, status machine # Lines: 54 recognised, mean confidence 0.97 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. Bagle f. 26lo 4. dans les Not Mons. Bayle. p. 2604 dans les Annotations: On ne steut songer sans horreur aux suites de decette doctrine: l’ame de l’homme, et l’ame des Bêtes ne different point substantielle ment elles sont de même espece, l’une acquiert plus de lumieres que l’autre mais ce re sont que des avantages accidentels et dependans d’une institution arbitraire. Cette doctrine necessairement et inevitablement de ce qui s’enseigne dans les Ecoles sur la connoissance des Betes. Il s’en sectes des Methodiques etRaisonnabies) suit delà, que si leur ames sont materielles et mortelles, les ames des hommes le sont aussi et si l’ame de l’homme est une substance spirituelle et immortelle, l’ame des bêtes l’est aussi Consequences horribles de quel coté qu’on se tourre. Car si pour eviter l’immortalité del’ame des betes on suppose que l’ame de l’homme meurt avec le corps on enverse la doctrine de d’une autre vie, et l’on sape les foridemens dela religion it si pour conserver à notre ame le privilege de l’immortalité, on l’etend sur celle des beles, dans quels abismes e se trouverat. on ? que ferons nous de tant d’ames immortelles? yaurat- il aussi pour elles un paradis et un enfer, passeront elles d’un corps à un autre, seront elles aneanties à mesure que les betes meurent. Dieu ercerat. il incessamment une infinité d’esprits, pourles replonuer si tost apres dans le néant. Combien y at-il d’insectes qui ne vivent que peu de jours Ne nous imaginons pas qu’il suffise de creer des ames pour les betes que nous connoissons. Celles que nous ne controissons point sont encore en plus grand nombre Le Microscope nous en fait decouurir par milliers dans une goutte de liqueur. On en deconvriroit bien d’autres, si l’on avoit des microscopes plus parfaits Et qu’on ne dise pas que les inseltes sont des machines; car on expliqueroit plutost par cette hypothese les actions des thiens, que les actions des fourmis et des abeilles. Il y a peut etre plus d’asprit et plus de raison dans les animanx invisibles, que dans les plus gros. Ces doubles horreurs pretendues ne rous doivent point épouvanter premierement j’ay montre une difference essentielle entre l’ame des bêtes, et entre un esprit tel qu’est lame raisonnable. Les collections que nous remarquons dans les des bêtes ne sont que des inductions, et l’on n’y trouve point des raisons on syllogismes necessaires po tolesi nes alleare ta otasisines cemegtralis = coule = ou conclusions. contingentes, qui peuvent manquer