# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068563:0018 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068563:0018?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 2, 3 # Folio 9v, page id 00068563:0018 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 10r); this page is its left half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068563&page=18 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068563/jpgs/default/00000018.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 42 lines, status machine # Lines: 42 recognised, mean confidence 0.97 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. (elon la quelle toutes realités emanent continuellement de Dieu. Car les Sontiment present sont une suite des sentiment precedent, et tous en semble suivent, de la nature même de l’ame, qui n’est essentiellement que cette tendence opontaneme reglée, de la quelle doit naistre sprontainernent une telle Seriee de phe capable de nomenes, qui repre senterant les fonctions de son conps tout comme sice cons les luy pouvoit donner par cette l’influence des espece que l’ecole se figu Mais il ne paroist pas que pour nous porter à aimer Dieu, on ait besoin de croire qu’il nous donne à tout moment des sentiment agreables par une maniere immediate, sur naturelle, ou miraculente. Au contraire celte opinion diminueroit celle qu’on doit avoir de la grandeur et de la Sagesse de Dieu, et de la perfection des ses ouvrayes. Jl est vrai que Dieu n’a pas beloin du corps absolument parlant, pour donner à l’ame les sentimens qu’elle a, mais il en abeson pour agir dansl ’ordre de la nature, luy ayant donné dés lecommesncement et une fois pour toutes, cette force ou tendence, ond de la naturees donce qui la fait exprimer son conps. dsestre auteur soutient que l’esprit est uni passivement au corps maise non corps pas activement; parce que selon luy il n’y a point de partie du corps qui n’agisse sur l’esprit; au lieu qu’il y a det parties du corps sur les quelles l’esprit n’agit point. Mais il semble plustost que cela doit touejours estre reciproque, et qu’il n’y a jamais action entre creatures sans reaction. Il soûtient aussi; que le corps est uni activement à l’esprit en tout, mais non par passivement, parce que l’esprit estant indivisible, le corps ne peut le toucher que toutentier; au lieu que selon luy l’esprit à des pensees purement intelligibles quinetouchent point le corps. Mais il semble encorque le corps se ressent aussi de nos pensées abstraites, et l’experience fait voir que les meditations sontcapables de luy faire du tort: car les pensées les plus abstraites, et l’employent tout jours quelques signes qui touchent l’imagination, outre l’attention qui bande les fibrez du cerveau. Il paroist aussi qu’il est plus exait de dire comme on fait iey que les esprits sont là ou ils operent immediatemont, que de dire qu’ils sont nulle part aee ecacaer. On congoit ordinairement les pensées confules comme d’un genre entierement different des pensées distinctes, et nostre auteur juge que l’esprit est plus uni au corps par les pen sees confuses que par les distinctes. Il paroist que dans le fonds les pensees confuset ne sont autre chose qu’u multitude de pensćes distinctes, mais sipetites que chacune à part n’excite pas nostre attention. On peut memedire qu’il eny a tout a la fois un nombre veritablement infini enveloppe dans nos sentimens. C’est en cela que consiste veritablement la grande