# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068581:0002 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068581:0002?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7 # Folio 1v, page id 00068581:0002 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 2r); this page is its left half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068581&page=2 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068581/jpgs/default/00000002.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 41 lines, status machine # Lines: 41 recognised, mean confidence 0.98 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. Je ne sçaurois non plus approuver l’opinion de quelques modernes qui soutiennent hardiment que ce que Dieu fait n’est pas dans la dernie re perfection, et qu’il auroit pû agir bien mieux. Car il me semble que les suites de ce sentiment sont tout a fait contraires à la gloire de Dieu. Uti minus malum habet rationem boni, ita mina bonum habet rationem mali. et c’est agit imparfaitement, que d’agir avec moins de perfection qu’on n’auroit pu. C’est trou ver à redire à un suurage dl’un Architecte que de monstren qu’il le pouttoit faire meilleur. Cela va encor contre la S ecre ture lons qu’elle nous auseure de la bonté des ouvrages de Dieu Car comme les imperfections descendent à l’infini de quelque façon que Dieu auroit fait con ouvrage il auroit tourjours erté bon en comparaison des moins parfaits, si cela estoit assez; mais une chosse n’est queres louable, quand elle ne l’est que de cette maniere. de croy aussi qu’on trouvera une ins nité dle passages cle la dirine écriture et des S. S. Peres, qui fa voriteront monsentiment, mais on n’en trouvera queres pour celuy de ces modernes, qui est amon avis inconnu a toute l’anti quite et ne se foncle que sur le trop peu de connoissance que nous arons de l’harmonie generale de l’uniners, et des raison cachées de la conduite de Dieu, ce qqui nous fait juger teme raiment que bien des choses auroient pû estre rendues meille res. Outre que ces modernes insistent sur quelques subtilités peu solieles. Car ils s’imaginent que rien est si parfait, qu’il n’y aye quelque chose de plus parfait, ce qui est une erreur. Ils roloir croyent aussi de pouvoir par là à la liberté de Dieu comme si ce n’estoit pas la plus haute liberté d’agir en perfection sui, vant la souveraine raison. Car de croire que Dieu agit en quelque chese sans avoir aucune raison de sa volonte, outre qu’il semble que celà ne se peut point, c’est un tentiment peu conforme asa gloire, par exemple supposens que Dieu choisisse entre A et B et qu’il prenne A sans avoir audune rais on de le preferer à B, je dis que cette action de Dieu pour le moins ne seroit point louable, car toute louange dloit ettre fondée en quelque raison qui ne se trouve point icy ex hypothesi. u lieu que je tiens que Dicu ne fait rien dont il ne merite d’es glorisie La connoissance generale de cette grande verité que Dieu agit tousjours de la maniere lu plus parfaite, et la plus souhaittable qui soit possible, est à mon avis le fondement de l’amour que