# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068581:0005 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068581:0005?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7 # Folio 3r, page id 00068581:0005 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 4v); this page is its right half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068581&page=5 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068581/jpgs/default/00000005.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 41 lines, status machine # Lines: 41 recognised, mean confidence 0.98 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. de cette ligne en vertu dle la quelle ces mêmes changemens doivent arriver et il n’y a par exemple point de visage dont la contour ne fasse partie d’une ligne Geometrique et ne puisse estre trace tout d’un trait par un certain mouvement reglé. Mais quand une regle est foit composée, ce qui luy est conforme, passe pour irregulier. cinsi on peut elire que de quelque maniere que Dieu auroit erée le monde, il auroit tousjours esté regulier et dlans un certain orclre general. Mais Dieu a choisi celuy qui est le plus par fait, c’est à dire celuy qui est en même temps le plus simple en hypothetes et le plusriche en phenomenes, comme pourroit estre une ligne de Geometrie dont la construction seroit aisée et les propriètes et effeets seroient fort aelmirables et d’une. grande étendue. de me sers de ces comparaisons pour crayonner quelque ressemblence imparfaite dle la sugesse dlirine et pour dlire ce qui puisse au moins elever nostre esprit à eoncevoir en quelque facon ce qu’on ne sçauroit exprimer assez. Mais je ne pretends point el’ expliquer par là ce grand mystere dont clepend tout l’univers. Er puisq rien ne se peut faire, qui ne soit dans l’orcre, on peut dire que les miracles sont aussi bien dans l’ordre que les operations naturelles, qu’on appelle ainsi parce qu’elles sont conformes à certaines maximes subaltet nes que nous appellons la nature eles choses. r dont il se peut disseer nature n’est qu’une eoustume de Dieu, à c’aute et une raison plus forte que celle qui l’a mû à se servir de ces maximes. Quant aux volontés generales ou particulieres, selon qu’on prend la chose, on peut elire que Dieu fait tout suivant sa volenté la plus generale eui est conforme au plus parfait orelre qu’il a choisi; mais on peut elire aussi qu’il à des bolontés particulieres, qui sont des exceptions de ces maximes subatternes susdites, car la plus generale des loix de Dieu qur regle toute la suite de l’univers, est sans exception. On peut dire aussi que Dieu veut tout ce qui est un objeet de sa volonté particuliere, mais quant aux objets de sa volonté génerale, tels que sont les actions eles autres creatures, particulierement de celles qui sont raisonnables x aux quelles Dieu veut concourir; il faut elistinquer: car, si l’action est bonne en elle même, on peut ilire que Dieu la veut, et commande, quelques fois, lons mêmes qu’elle n’arrive point; mais si elle est mauvaise en elle même, et ne devient bonne que par accident, per ce que la suite des choses et particulierement le chastiment et la satis faction corrige sa malignité, et en recompense le mal avec usure ensorte qu’enfin il se trouve plus de perfection dans toute la suite que si tout ce mal n’estoit pas arriré; il faut eire que Dieu le