# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068581:0007 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068581:0007?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7 # Folio 4r, page id 00068581:0007 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 3v); this page is its right half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068581&page=7 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068581/jpgs/default/00000007.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 39 lines, status machine # Lines: 39 recognised, mean confidence 0.98 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. Aussi quand on considlere bien la connexion des choses, on peut elire qu’il y a de tout temes dans l’ame d’Alexandre des restes de tout ce qui luy est arrive, et les marques de tout ce qui luy arrivera, et même des traces de tout ce qui pusse dans l’univers; quoy qu’il n’appartienne qu’à Dieu de les connoistre toutes Il s’ensuit dle ra plusieurs paraeloxes considerables; comme entre autres qu’il n’est pas vray que deux subitances se ressemblent entierement, et soyent differentes solo numero, et que ce que S. Thomas urseure sur ce point des anges ou intelligenées (quod ibi omne individuum sit species infima) est vray de toutes les substances, pourveu qu’on prenne la difference specifie comme la prennent les Geometres à l’egard ele leur figures: item qu’une substance ne sçauroit commencer que par creation ny perir que par annihilation: qu’on ne divise pas une substance en oleux, ny qu’on ne fait pas de cleux une, et qu’ainsi le nombre des substances naturellement n’augmen te et ne diminue pas, quoyque elles soyent souvent transformées. de plus toute substance eit comme un monde entier et comme un miroir de Dieu ou bien de tout l’univers qu’elle exprime cha cune à sa facon, a peu pres comme une même ville est diverse ment representée selon les differentes situations de celuy qui la regarde. Ainsi l’univers est en quelque façon multiplie autant de fois, qu’il y a de substances, et la gloire de Dieu est recloublée de même par autant de representations toutes difserentes de son ouvrage. On peut même dlire que toute substance porte en quelque facon le caractere de la sagesse infinie et de la toute =puissance dle Dieu et l’imite autant qu’elle en est susceptible. Car elle exprime quoyque confusement tout ce qui arrire dans l’unirers, passé present ou arenir, ce qui a quelque ressemblance a une percepstio ou connoissance infinie; et comme toutes les autres substances expri ment cellecyaleur tour et s’y accommodent, on peut dire qu’elle étend sa puissance sur toutes les autres à l’imitation de la toute puissance du Createur. Il semble que les anciens aussi bien que tant d’habiles gens accoust mes aux meditations profondes, qui ont enseigne la theologie et la philosophie, il y a quelques siecles et dont quelques uns sont recommendables pour leur sainteté, ont eu quelqe connoissance de ce que nous venons de dire, et c’est ce qui les a fait introcluire et maintenir les formes substantielles qui sont aujourd’huy si de criées. Mais ils ne sont pas si eloignes de la verite, ny si ridlicules