# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068581:0009 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068581:0009?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7 # Folio 5r, page id 00068581:0009 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 6v); this page is its right half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068581&page=9 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068581/jpgs/default/00000009.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 38 lines, status machine # Lines: 38 recognised, mean confidence 0.98 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. descey que j’avance m grand paradaxe en pretenelant de rehabiliter en quelque facon l’ancienne philosophie et de rappeller postliminio les formes substantielles, presq bannies (ce que je ne fais pourtant qu’exhus pothesi entant qu’on peut dire que les corps sont des substances) mais peutestre qu’on ne me conclamnera pas legerement, quand on sçaura que j’ay assez mecité sur la philosophie moclerne, que j’ay donné bien du temps aux experiences de physique et aux demonstrations dle Geometrie, et que j’ay esté long temps persuaclé de la vanité dle ces estres, que pay esté enfin obligé de reprenclre mal qué moy et comme par force, apres avoir fait moy même des recherches qui ne ont fait reconnoistre, que nos modernes ne rendent pas assez de justice à S. Thomas, et à d’autres grands trommes de ce tempsla, et qu’il y a dans les sentimens des philosephes et Theologiens scholastiques bien plus de solieité, qu’on ne s’imagine; seurveu qu’on s’en serve a propos et en leur lieu. Je sieis même persuadé, que si quelque esprit exact et meditatis prenoit la peine d’éclairoir et de dligerer leur pensées à la fucon des Geometres aenalytiques, il y trouveroit un tresor de quantité de verités tres importantes et tout à fait demonstra tires. Mais pour reprenere le fil de nos considerations, je croy que celuy qui meditera sur la nature de la substance, que j’ay expliquée cydessus, trouvera, ou que les corps ne sont pas des subitancet clans la rigeur metaphysique (ce qui estoit en effect le sentiment des Alatoniciens) ou que toute la nature dlu corps ne consiste pas seu lement dlans l’etendue c’est à dire dans la grandeur, figure et mouvement, mais qu’il faut necessairement y reconnoistre quelque chose, qui aye du rapport aux ames, et qu’on appelle commutiement forme substantielle, bien qu’elle ne change rien dans les phenomenes non plus que l’ame des bestes, si elles en cont. On peut même demonstre que la notion de la grandeur, de la figure et clu mouvement n’est pas si distinete qu’on s’imagine, et qu’elle enferme quelque chose dl’imagi, naire, et de relatif à nos preceptions comme le font encor (: quoyqe bien d’avantagse) la eouteur, la chaleur, et autres qualités semblables dont on peut douter si elles se trouvent veritablement dans la nature des choses hors de nous. C’est pour quoy ces sortes de qua lités ne sçauroient constituer aueune substance. Et s’il n’y a point d’autre porincipe d’identité dlans les corps que ce que nous venons de dire, jamais un corps subsistera plus d’un moment. Cependant