# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068581:0012 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068581:0012?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7 # Folio 6v, page id 00068581:0012 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 5r); this page is its left half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068581&page=12 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068581/jpgs/default/00000012.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 40 lines, status machine # Lines: 40 recognised, mean confidence 0.98 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. ces décrets ne changent point la possibilite des choset, et comme jay deja dit quoyq Dieu choifisse tousjours le meilleur asseure, ment cela n’empeche pas que ce qui est moins par fait ne soit et demeure pessible en luy même, bien qu’il n’arrivera point car ce n’est pas son impossibilité mais son imper fection qui le fait rejetter. Or rien est necessaire dont l’opposé est possible. Ontera donc en estat de satisfaire à ces sortes de difficultes, quelques grandes qu’elles paroissent ser en effect elles ne sont pas moins pressantes à l’egard de tous les autres qui ont jamais traite cette matiere) pourveu qu’on consiclere bien, que toutes les proposi, tions contingentes ont dles raisons pour estre plustort ainsi qu’aul trement, ou bien (ce qui est la même chose) qu’elles ont des preuves à priori de leur verité qui les rendent certaines et qui monstrent que la connexion du sujet et du predlieat de ces propositions a son fondement dans la Mature de l’un et de l’autre; mais qu’elles n’ont pas des demonstrations de necessité, puisque ces raisons ne sont fonclées que sur le principe de la contingence ou de l’existence dles choses; c’est a dire sur ce qui est ou qui paroist le meilleur parmy plusieurs choses également possibles, au lieu que les verités necessaires sont fondées sur le principe de contradiction et sur la possibilite ou impossibilité des essences mêmes sans avoir égard en cela à la volonté libre de Dieu ou des creatares. Apres avoir connu en quelque facon, en quoy consiste la natute des substances, il faut tacher d’expliquer la dependance que les unes ont des autres, et leur actions et passions. Or il est premiere, ment tres manifeste que les substances creées dependent de Dieu qui les conserre et même qui les produit continuellement par une maniere d’emanation, comme nous prouuisons nos pentées Car Dieu tournant pour ainsi dlire de tous costés et de toutes les facons le systeme general des phenomenes qu’il trouve bon de produire pour munifester su gloire, et regardant toutes les facet du monde dle toutes les manieres possibles, puisqu’il n’y a point de rapport qui échappe à son omniscience; le resultat de chaqe veue de l’univers, comme regardé d’un certain endroit est une substance qui exprime l’univers conformement à cette veue, si Dieu trouve bon de rendre sa pentée effectire et de produire cette subitance. et comme la veue de Dieu est tous, jours veritable, nos perceptions le sont aussi, mais ce sont nos segemens