# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068581:0013 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068581:0013?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7 # Folio 7r, page id 00068581:0013 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 8v); this page is its right half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068581&page=13 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068581/jpgs/default/00000013.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 44 lines, status machine # Lines: 44 recognised, mean confidence 0.98 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. jugemens qui sont de nous et qui nous trompent. Or nous arons dit cyclessus et il s’ensuit de ce que nous venons plite que chaq substance est comme un monde à part, independant cle tout autre chore hors de Dieu; ainse tous nos phenomenes, c’est à clire tout ce qui nous peut jaemais arriver, ne sont que des suites de nostre estre; et comme ces phenomenes gardent un certain ordre conforme à nostre nuture, ou pour ainsoclire au monde qui est en nous, qui fait que nous pouvons faire des obserrations utiles pour regler nostre coneluite qui sont justifiées par le suecés des phenomenes futurs, et qul’ainsi nous pouvons souvent juger de l’avenir par le passé, sans nous tromper, cela suffi roit pour elire que ces phenomenes sont veritables sans nous mettre en peinesils sont hors de nous, et si d’autres s’en appercoirent aussi: cepen, dant il est tres vray que les pelceptions ou expressions dle toutes les substances s’entre répondent, en sonte que chacun suivant avec soin certaines raisons ou loix qu’il a obsernées, se rencontre avec l’autre qui en fait autant, comme lors que plusieurs s’estant accordés de le trouver ensemble en quelqe endroit à un certain jour prefix le peuvent faire effectirement s’ils veuillent. Or quoy tous expriment les mêmes phenomenes; ce n’est pas pour cela que leur expressions soyent parfaite, ment semblables, mais il suffit qu’elles soyent proportionelles; comme plusieurs spectateurs croyent voir la même chose, et s’entrentendent en effect, quoyque chacun voye et parle selon la mesure de sa veue. Or il n’ya que Dieu (de qui tous les inviclus emanent continuellement, et qui voit l’uaivers non seulement comme ils le voyent, mais encor tout autrement qu’eux tous, qui soit cause de cette correspondance de leur phenomenes, et qui fasse que ce qui est particulier à l’un, soit public à tous, autrement il n’y auroit point de liaison. On pourroit donc dire en quelque facon, et dans un bonsens quoyqe eloigné de l’usage qu’une substancé particuliere n’agit jamais sur une autre substance particuliere et n’en petit non plus. si on considete que ce qui arrivé à chacune n’est qu’une suite deson ru notion compl iclée toûte seule, puisque cette ielée enferme dleja tous les preclicats ou enenemens et exprime tout l’univers. en effect rien ne nous peut arriver que des pentées et, perceptions et toutes nos pensées et perceptions futures nesont que des suites quoyque contingentes dle nos pensées et perceptions precedentes, tellement que si j’esteis capable de eon, siclerer distinctement tout ce qui m’arrine ou paroist a cette heure, py pourrois voir tout ce qui m’arrivera, ou qui me paroistra à tout jamais; ce qui ne manqueroit pas et m’arriveroit tout de même, qu’und tout ce qui est hors de moy seroit cletruit, pourveu qu’il ne restat que Dieu et moy. Mais comme nous attribuons à dl’autres chotes comme à cles causes agissantes sur nous ce que nous appercerons dl’une certaine maniere il faut consieleter le fondement dle ce jugement, et ce qu’il y a de veritable