# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068581:0022 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068581:0022?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7 # Folio 11v, page id 00068581:0022 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 12r); this page is its left half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068581&page=22 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068581/jpgs/default/00000022.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 43 lines, status machine # Lines: 43 recognised, mean confidence 0.98 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. quelques Philosophes anciens et nouveaux ont basti une certaine demonstration de Dieu, qui est fort imparfaite. Car disent ils il faut bien que j’aye une idée de Dieu ou d’un estre parfait puisque je pense de luy et on ne sçauroit penser sans iclée, or lidée de uet estre enferme toutes les perfections et l’existence en est une, par consequent il existe. Mais comme nous pensons souvent à dles chimetes impossibles, par exemple au elernier degre de la vistesse, au plus gr’and nombre, à la rencontre de la conchoide avec la batse ou regle. ce raisonnement ne suffit pas. c’est donc en ce sens, qu’on peut dire qu’il y a des idées vrayes et fausses, selon que la chote dont il s’agit est possible ou non. et c’est alors qu’on peut se vanter d’avoir une idée dle la chose, lors qu’on est asseuré de su possibi, lité. Ainsi l’argument surdit prouve au moins, que Dieu existe ne cessairement s’il est possible. Ce qui est en essect un excellent privilege de la nature divine, de n’avoir besoin que de sa possibilité ou essence, pour exister actuellement, et c’est justement ce qu’on appelle Ensa se. Pour mieux entendre la nature des idées, il faut toucher quelque chose de la varieté des connoissancer. Quand je puis reconnoistre une chose parmy les autres, sans pouvoir dire en quoy consistent ses differences, ou proprietés, la connoissance est consuse: C’est ainsi que nous connoissons quelques fois clairement sans estre en doute en aucune facon, si unpoème ou bien un tableau est bien ou malfait, parce qu’il y a un jenescay quoy qui nous satiifait ou qui nous choque. Mais lors que je puis expliquer les marques que j’ay la connoissance s’appelle distincte. et telle est la connoissan, ce d’un essayeur qui eliscerre de vray or du faux par le moyen de certaines épreuves ou marques qui font la definition de l’or. Mais la connoissance distintte a des degres, eur ordinairement les nations qui entrent dans la definition, auroient betoin elles me mes definition et ne sont connues que confurement. Mais lors que tout ce qui entre dans une definition ou connoissance distiaite est connu distinttement, jurqu’aux notions primitires; j’appelle cette connoissance adequate. Et quand mon esprit comprend à la fois et distinctement tour les ingrediens primitiss el’une notion, il en a une connoissance intuitive qui est bien rare, la plus part des connoissances humaines n’estant que confutes ou bien suppositires. Il est bon aussi de discerner les definitions etles nominales et reelles et j’appelle definition nominale, lors qu’on peut encor douter si la netion defimie est possible comme par exemple, si je clis qu’une vis sansfin est un ligne solide dontles parties sont