# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068581:0024 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068581:0024?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7 # Folio 12v, page id 00068581:0024 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 11r); this page is its left half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068581&page=24 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068581/jpgs/default/00000024.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 47 lines, status machine # Lines: 47 recognised, mean confidence 0.98 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. XXVI X7 Pour bien concevoir ce que c’est qu’idéc, il faut prevenir une equivocation car plusieurs prennent l’idée pour la forme ou difference de nos pensées et de cette maniere nous n’avons l’idée dans l’esprit, qu’entant que nous y pensons et toutes les fois que nous y pentons dle nouu eau, nous avons d’autres idées de la même chose quoyqe semblables aux precedentes Mais il semble que dl’autres prenent l’idée pour un objet immediat de la pentée ou pour quelque forme permanente qui demeure lors que nous ne la contemplons point. et en effect nostre ame a tousjours en elle la qualité de se representer quelque nature ou forme que ce soit quand l’occasion se presente d’y penter. Et je croy que cette qualité de nostre ame entant qu’elle exprime quelque nature formé ou essence est proprement l’idée de la chose, qui est en nous, et qui est tous jours en nous, soit que nous y pensions ou non. Car hostre ame exprime Dieu et l’univers et toutes les esfences aussi bien que toutes mes les existences. Cela s’aucorde anec nos principes, car naturellement rienne nous entre dlans l’esprit par dlehors et c’est une mauvaise hubitude que nous anons de penter comme si nostre ame recevoit quelques especes messageres et comme si elle avoit des portes et des fenestres. Nous anons dans l’esprit toutes ces formés, et même de tout temps, parce que l’esprit exprime tousjours toutes ses pensées futures et pense eleja confusement à tout ce qu’il penset a jamais distinctement. et rien ne nous sçauroit estre appris dont nous n’ayons deja dans l’esprit l’iclée qui est comme la matiere dont cetée pentée se forme. C’est ce que alaton a excellemment bien considere, quand il a mis en avant sa reminiscence qui a beaucoup de solicité, pourveu qu’on la prenne bien qu’on la purge de l’erreur de la preexistence et qu’on ne s’imagine point que l’ume doit deja avoir sceu et pensé dlistinctement autres fois ce qu’elle apprend et pente maintenant. Aussi atil confirmé son sentiment par une belle experience, introcluisant un petit garcon qu’il mene insensiblement à des verités tres difficiles de la Geometrie touchant les incommensurables, sans luy rien apprenelre, en faisant seulement des dlemandles par ordre et à propos. Ce qui fait voir que nostre ame sçait tout cela vertuellement, et n’a besoin que d’animadversion pour connoistre les verités et par consequent qu’elle a au moins les idées dont ces verités dependent. On peut même clire qu’elle posseee cleja ces verités quand on les porend pour les rapports eles idlées. Aristote a mieux aimé de comparer nostre ame à des tablettes encor ruides, ou il y a place pour écrire, et il a soutenu que rien n’est dans nostre entendement, qui ne vienne des sens. Cela s’accorde d’avantage avec les notions pepulaires, comme c’est la maniere d’Aristote, au lieu que slaton va plui au fond. Cependant ces sortes de Doxologies ou practicologies peuvent passer dans l’usage or dinaire à peu pres