# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068581:0025 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068581:0025?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7 # Folio 13r, page id 00068581:0025 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 14v); this page is its right half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068581&page=25 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068581/jpgs/default/00000025.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 44 lines, status machine # Lines: 44 recognised, mean confidence 0.98 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. à peu pres comme nous voyons que ceux qui suivent Copernic ne laissent pas dedire que le soleil se leve et se couthe. de trouve même souvent qu’on leur peut donner un bon sens, suivant le quel elles n’ont rien de faux comme j’ay remarqué eleja de quelle façon on peut dire veritablement, que les substances particulieres agissent l’une sur l’autre et elans ce même sens on peut dlire aussi que nous recevons de dehors ministere des connoissances par le mystere des sens, parce que quelques choses exterieures contienhent ou expriment plus particulierement les rai sons qui determinent nostre ame à certaines pentées. Mais quand il s’agit de l’exactitude des verités metaphysiques il est important de reconnoistre l’étendue et l’independance dle nostre ame, qui va infiniment plus loin, que le vulgaire ne pente, quoy q dans l’utage orclinaire de la vie onne luy attribue que ce dont on s’appercoit plus manifestement, et ce qui nous appartient d’une maniere par tieuliere, car il n’y sert derien, d’aller plus avant. Il seroit bon cependant de choisir des termes propres à l’un et à l’autre sens pour eviter l’equivocation. Ainsi ces expressions qui sont dans nostre ame, soit qu’on les concoire ou non, peuvent estre appellées idlées mais celles qu’on conçoit ou forme se peuvent dire notions, ren conceptus. Mais de quelque maniere qu’on les prue il est tous, jours faux de dire que toutes nos notions viennent des sens qu’on appelle exterieurs, car celle que j’ay de moy et de mes pentées et par consequent de l’estre, de la substance, dle l’action, de l’intentité, et dle bien d’autres, viennent d’une experience interne. Or dans la rigeur de la verité metaphysique il n’y a point dle caute externe qui agisse surnous, excepté Dieu seul et luy seul communiqui avec nous immediatement en vertu de nostre dependence continuelle D’ou il s’ensuit qu’il n’apoint d’autre objet exteme qui touche nostre ame et qui exeite immedliatement nostre perception. Aussi n’arons nous dans nostre ame les idées de toutes choses, qu’en vertu de l’action continuelle de Dieu sur nous, c’est à dire par ce que tout effect exprimes a cause, et qu’ainsi l’essence de nostre ame est une certaine expression ou imitation ou imaye de l’essence pentée et volonté divine et de toutes les idées qui y sont comprites on peut donc dire, que Dieu seul est nostre objet immediathors de nous, et que nous noyons toutes choses par luy; par exemple lors que nous voyons le soleil et les astres, c’est Dieu qui nous ena donné et qui nous en conterve les ielées et qui nous determine à y penter effectirement, par son concours ordinaire, dans le temps que nos sens sont disposés dl’une certaine maniere, suivant les loix qu’il a establies. Dieu ettle soleil et la lumiere dles ames, lumen illuminans omnem hominem venientem in hunc mundum, et ce