# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068581:0026 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068581:0026?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7 # Folio 13v, page id 00068581:0026 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 14r); this page is its left half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068581&page=26 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068581/jpgs/default/00000026.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 45 lines, status machine # Lines: 45 recognised, mean confidence 0.97 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. n’est pas d’aujourdhuy qu’on est dans ce sentiment. Apres la sainte écriture et les Peres, qui ont tousjeurs esté plustost pour s laton que pour ristote, je me souviens d’avoir remargué autres fois que du temps des scholastiques, plusieurs ont erû que Dieu est la lumiere de l’ame, et, selon leur maniere de parler, intellectus agens animae rationalis. Les Averroistes l’ont tourné dans un mauvais sens mais el’autres, parmy lesquels je croy que Guillaume de S. Amour Doecteur de Sorbonne, s’est treuve, et plusieurs Theologiens mystiques, l’ont pris dl’une maniere dligne de Dieu et capable d’elexer l’ame à la connoissance de son bien. Cependant je ne suis pas dans le sentiment de quelques hubiles Philo sophes, qui semblent soutenir que nos iclées mêmes sont en Dieu et nullement en nous. Ce la vient à mon avis dle ce qu’ils n’ont pas assez consiclere encor ce que nous venons d’expliquer icy touchant les substances ny toute l’étendue et indépendance de nostre ame qui fait, qu’elle enferme tout ce qui luy arrive, et qu’elle exprime avec lu Dieu et, tous les estres possibles et actuels, comme un effect exprime sa cause. Aussi est ce une chose inconcerable que je pense par les idées d’autruy. Il faut bien aussi que l’une soit affectée effecti, vement d’une certaine maniere lors qu’elle pense à quelqe chose et il faut qu’il y aye en elle par avance non seulement la puissance passine de peuvoir estre affectée ainsi, laquelle est dleja toute determinée, mais encor une puissance actire en vertu de laquelle il y a tousjours eu dans sa nature des marques de la prodluction future de cette pensée et des dispositions à la procluire en son temps. et tout cecy enveloppe deja l’idée comprise dans cette pensée 1’our ce qui est de l’action dle Dieu sur la volonté humaine il y a quantite de considerations assez dissieiles, qu’il seroit long de poursuiure icy Neantmoins voicy ce qu’on peut dire en gros. Dieu en concourant à nos actions ordinairement ne fait que suiure les loix qu’il a estab et, c’est à dire il conterve et prodluit continuellement nostre estre spontanement en sorte, que les pensées nous arrirent spontainement ou librement dans l’orcre que la notion de nostre substance individuelle porte dans la quelle on pouvoit les prevoir de toute eternité. De plus en vertu du decret qu’il a fait que la volonté tendroit tousjours au bien apparent en exprimant ou imitant la volonté de Dieu sous des certaines respects particuliers à l’egurd desquels ce bien apparent a tousjours quelque chose de veritable il determine lanostre au choix de ce qui paroist le meilleur sans la necessiter neantmoins. Cur absolunent parlant elle est dans l’indlifference entant qu’on l’oppese à la necessité, et elle a le pouvoir de fair autrepent asit re