# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068581:0028 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068581:0028?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7 # Folio 14v, page id 00068581:0028 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 13r); this page is its left half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068581&page=28 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068581/jpgs/default/00000028.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 55 lines, status machine # Lines: 55 recognised, mean confidence 0.96 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. c’est assez de tcavoir sans le comprendre. Et c’est icy qu’il est temps dle reconnoistre altituclinem eliritiarum la profoneleur et l’abyme de la divine sagesse, sans chercher un cletail qui enveloppe des con siclerations infinies. On voit bien cepenelant que Dieu n’est pas la cause du mal. Car non seulement apres la perte de l’innocence des hommes le peche originel s’est emparé de l’ame, mais encor au paravant il y aroit une limitation ou imperfection originale conpaturelle rend feccables ou capables de manguer a toutes les creatures qui les inilu e ner; et pentest ee de Dieu tous les esprits seroient tombes. et c’est quoy cette grace de Dieu se cloit recluire a mon avis le sentiment ele S. Augustin et d’autres auteurs que la racine du mal est dans le neant c’est a dire dans la privation ou limitation dles creatures à laquelle Dieu remedie gra le perfection qu’il luy plaist de clonner. à ses clegres et tes mesures elle est tousjours efsicule en elle même pour prodluire un certain effect proportionné, et de plus elle est tousjours suffisante non seulement pour nous garantir clu peché, mais même pour produire le salut, en supposant que l’homme sy joigne par ce qui est de luy, mais elle n’est pas tousjours suffisante à surmonter les inclinations de l’homme con autrement il ne tien, droit plus à rien et cela est reserré a la seule grace absolument efficace qute des circomstan pur la cor ruixe des circomstan enfin les graces de Dieu sont des graces toutes pares sur les quelles les creatures n’ontrien a pretendre: pourtant comme il ne suffit pas pourrendre raison du choix de Dieuqu’il fait dans la dlispensation pabsolue ou conditionnelle de ces graces absolue ou conditionelle de recourir a la prevision des actions futures des hommes, il ne faut pas aussi s’imaginer dles dle erets absolus, qui n’ayent aucun motif raisonnable. Pour ce qui est de la foy ou des bonnes veuures prevus il est tres vray que Dieu n’a eleus que ceux dont il prevoyoit la foy et la charité, quos se fide donaturum praescirit, mais la même question revient pourquoy Dieu donnera aur uns plustast qu’aux autres, la grace de la foy ou dles bonnes oeuures. Et quant à cette science de Dieu, qui est la prevision non pas de la foy et des bons actes, mais de leur matiete et predisposition ou de ce que l’homme y contribueroit de son corté (puisque il est vray qu’il y a de la diversité du costé des hommes la ou il y en a, dlu costi par que l’homme y agisse aussi; il semble à plusieurs qu’on pourroit dire que Dieu voyant ce que l’homme feroit sans la grace ou aistence extraordinaire ou au moins ce qu’il y aura de son corte faisant abstraction de la grace, pourroit se resoudre à don, ner la grace à ceux dont les dispositions naturelles seroient les meilleures Ainsi il n’y a pas plus qua dedifficulte à legard des supralapsaires qu’a l’egard des autres XXX XXVIII