# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068581:0034 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068581:0034?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7 # Folio 17v, page id 00068581:0034 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 18r); this page is its left half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068581&page=34 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068581/jpgs/default/00000034.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 43 lines, status machine # Lines: 43 recognised, mean confidence 0.98 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. que Dieu entant qu’il est un esprit, est l’origine des existencet, autre, lment s’ils manquoit de volonté pour choisir le meilleur, il n’y auroit aucune raison pour qu’un possible existes preferablement aux autres qu’ill Ainsi la qualité de Pieu, à d’estre esprit luy même, na derant toutes les autres considlerations qu’il peut avoir à l’egard des creatures: les seuls esprits sont faits à sonimage et quasi desa race ou comme enfans de la maison, puisqu’eux seuts le peuvent seroir librement et agir avec connoissance àt l’imitation de la nature divine: un seul esprit vant tout un monde, puisqu’il ne l’exprime pas seulement mais le connoist aussi, et sy gouuerne a la facon de Dieu. Tellement qu’il semble quoyque toute substance exprime tout l’univers, que neant moins les autres substances expriment plustort le monde que Dieu mais que les erprits expriment plustost Dieu que le monde. et cette nature si noble des esprits, qui les approche de la divinité autant qu’il est possible aux simples créatures, fait que Dieu tire dl’eux infiniment plus dle gloire, que du reste des estres ou plustost les autres estres ne donnent que de la matiere aux esprits pour le glorifier. C’est pourquoy cette qualité morale de Dieu qui le rend le seigneur au Monarque des esprits le concerne pour ainsi elire personnellement d’une maniere toute singuliere. C’est en cela qu’il s’humanise, qu’il veut bien souffrir dles anthrouo logies, et qu’il entre en societé avec nous, comme un srince avec ces sujets; et cette consideration luy est, si chere que l’heureux fleurissant estat de son empire qui consiste dans la plus grande selieité posible des habitans dlevient la supreme de ses loix. Car la felicité est aux personnes ce que la perfection est aux estres. et si le premier prina, pe de l’existence du monde physique est le décret de luy donner le plus de perfection qu’il se peut, le premier dessein du monde. moral, ou de la cité de Dieu qui est la plus noble partie de l’univers doit estre d’y repandre leplus de felicité, qu’il sera possible. El ne faut donc point elouter que Dieu n’ait ordonne tout en sorte que les esprits non seulement puissent vivre tourjours ce qui est immanquable mais encor qu’ils conservent tousjours leur qualité afinque morale, sacité ne perde aucune personne, conimé le monde ne perd aucune substance. et par consequent ils sçauront tousjours ce qu’ils sont, autrement ils ne seroient susceptibles de recompente ny de chartiment ce qui est pourtant de l’essence d’une Republique mais sur tout de la plus pars aite ou rien ne sçauroit estre negligé. enfin Dieu estant en même temps le plus juste et le plus dlebonnaire des Monarques, et ne dlemandant que la onne volonté pourveu qu’elle soit