# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068581:0035 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068581:0035?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 3, 7 # Folio 18r, page id 00068581:0035 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 17v); this page is its right half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068581&page=35 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068581/jpgs/default/00000035.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 32 lines, status machine # Lines: 32 recognised, mean confidence 0.98 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. XXXVII qu’elle soit sincere et serieuse ses sujets ne sçauroient souhailler une meilleure condition et pour les rendre parfaitement heureux il veut seulement qu’on l’aime. Les anciens shilosophes ont fort peu connu ces importantes verités desus Christ seul les a dliviniment bien exprimées et d’une maniere si claire et si familiere que les esprits les plus grossien les ont concues: aussi son evangilé a changé entierement la face a deme des choses humaines; il nour plonné à connoistre le Royaume des cieux ou cette parfaite Republique dles esprits qui merite le titre de cité de Dieu, dont il nous à dlécouvert les admirables loix: luy seul il a a fait voir combien Dieu nous aime, et avei quelle exactitude pourveu à tout ce qui nous touché; qu’ayant soin dles passereaux il ne ne gligera pas les creatures raisonnables qui luy sont infiniment plus cheres; que tous les cheveux ele nostre teste sont comptés, que le Ciel et la terre periront plustort, que la parole de Dieu et ce qu’apparsient à l’oeconomie de nostre salut soit changé que Dieu à plus d’égard à la moindre des ames intelligentes, qu’à toute la machine du moneleique nous ne devons point craindre ceux qui peuvent détraire les corps mais ne sçauroient nuire cuy ames puisque Dieu seul les peut rendres heureutes ou malheureu ses; et que celles des justes sont elans sa main à couvert de toutes les revolutions de l’univers, rien ne pouvant agir sur elles que Dieu seul; qu’aucune de nos actions ert oubliée: que tout est mis en ligne de compte, jurqu’aux paroles oisives, et jusqu’a une cuillerée d’eau bien employée; enfin que tout doit recsir des bons si, pour le plus grand bien, que les justes ser ont comme des coleils et que ny nos sens ny nostre esprit, n’e jamais rien gousté d’approchant de la felicité que Dieu prepare à ceux qui l’aimen