# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068595:0003 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068595:0003?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 4, 6 # Folio 2r, page id 00068595:0003 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 1v); this page is its right half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068595&page=3 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068595/jpgs/default/00000003.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 118 lines, status machine # Lines: 118 recognised, mean confidence 0.94 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. vous que la fortune vienne icy pour plaide, sa cause. ne vous dirat-elle pas avec raison e pas qu’elle a eu droit de reprendre ce qu’elle vous avoit presté. Et que toute l’Histoireet toutes les tragedies vous devoient apprendre des theatres qu’elle ne donnes rien en propriete. Elle se plaindra même e ponse plaind de l’insatiabilité des mortels par les vers qu’elle aura rais sujet de dire pronencer contre vous. (Les vers contrel cha prononcer contre reciter contre l’insateabilité des mortels; sans que vous ayiés le mot à dire contre ses raisons. Vous me dites desbelle choses Madne jolies choses Madame lum repondit Boece mais qui ne menissent it mon mal mais elle se font qu’effleurer; et ces dis elles plaisent tant qu’on les entend, mais elles disparoissent avec le son des paroles, et le mal demeure vous aves raison (luy dit la sagesse) Cependant ces considerations ne laissent pas de preptarer vostre esprit à des remedes plus solides, je vous pet c combim cependam lonstetopt ce que vous avies droit de pretendre. Vostre premiere jeunesse est parvenie à des dignités, ou presque point de vieillards arrivent. fiveurs sont Et tousvos autres avantages ont esté si grands que même les presens malheur n’en sçauroient effacer le souvenir agreable Peses vs les vous luy demeures redevable bien faits de la fortune, contre vos malheurs et vous trouveres que les premiers sont plus grands mremiers l’emportent. Il est Les maux ne semblenit l’emporter que presentement. que parce qu’ils serent sont presens; mais ils ne dureront queres, et du moins ils dureront moins que les Diens. Ainci à bien et quant les un et ls uns seront passés aussi bien que hutur le seront passés aussi bien que qu’eux, il faudra avouer que les biens l’emportent sans difficulté. Quand la fortune ne vous auroit point quiltet, vous l’auriés bien tost quittée car rien n’est stable dans le monde, et toute la nature consiste dans un chargement. (C est le sujet des vers entreme les que l’auteur a Ouy dit Boèce) j’avoue d’avoir esté fort heureux mais c’est ce qui m’afflige d’avantage. Vostre fausse opinion (répond la Sagesse) soutenue de l’imagination du mal present ne change point la nature des choses ny la veritable balance de vos biens et de vos mauxo Avec tout cela que vous n’estes pas si matheureux, que bien des aens ne se croiroient heureux s’ils se pouvoient mettre à vostre place sçaves ce qu’ils vosire beaupene et vostre femme vivent se portent bien, vous avés des enfans parvenus au Consulat. Et je vous trouve bien delicat de vous plaindre avec tant d’avantages que la fortune vous a laissés. Ou trouveres vous un parfait bonheur ily bas? L’un est riche mais il est matlheureux; l’autre est noble mais il est pauvre Les plus fortunés sont tousjours les plus sensibles aux maux; ils se plaignent d’un estat ou bion d’autres souhaileroient d’estre arriver Ce n’es dons que l’opinion souvent qui fusse nostre malleur on n’est dons jamais malheureux, que parce qu’on croit de l’estre ce qui estant o mortels, pourquoy cherches vous hors de vous la felicité qui est en vous mêmes. c’est une perfection du bien d’estre stable sans mélange de crainte done l souverain bien ne sçauoit estre osté; et s’il pouvoit estre ar quand il est perissable il est accompagne de l’ignorance du perit, ou Je l’amertume de la cratute, done le souverain bien ne sçauroit estre osté La sagesse adjoute les vers dont le sens est, que le peus seur pour la tranquillité est de se pointembarasser des biens passagers. Mais poursoit Elle) puisque je voy que mes raisons commenaent, à estregoûtée centrée, considerons un peu les biens de la fortune? les richesses ne sont bones que par lem ploy, et cet employ les dimigue; la beause romer que de les lior et des pierres pretieuses le fait perdre; elles al silit dons bonnes desuire nan à estre perdue. La beauté de l’or et des pierres pretienses est leur perfection et non pas de celuy qui les possede. La cont Les belles couleurs des fleurs de vos jardins vous embellissent elles pourquoy prenés vous done les bien estrangers pour les vostres C’est l’imagination qui vous les attribue, et cela vous rend insatiables et inquiets. Contentes vous des veritables biens, et vous ne vous soucieres point de la fortune. Vous voules chasser vostre indigeneo par l’abondance, et au contraire vous l’augmentes car plus vous aves de choses, et plus vous avés besoin de d’aides pour les petenir. Ainsi CFEt au lieu des d’estre maistres de vos pretendus biens vous vous assujettisses à eu en augmentant vos il n’y a guere de biens de cette sorte qui n’ayent rendu leur possesseurs malheureur Etn en sans baggue ne craint point les voleurs suivent des pers, qui de peinent font la peinture de la felicité du siecle , ou la vie des hommes ou les hommes, vivoient dans la simplicité naturelle Quant aux honneurs, ce n’est qui’ in dousue de niseres que l’ontitur satreiste des retus benprtes nsnirencat e+ fadintes c instres chequ tauteu) ces vers ont er se trouve inserées chez anteur Aie n’en use pas ainsi sans suje combien Et les maux me sont d’autant plus sensibles sattu ais lu qu’on doit estiner cour d’un esprit qui regarde les uns et y les autres avec in evignement egul lepuossentet le passe un dux Ploignement egal autrement eil peut perir, le possesseur is leitil es sil sçachant qu’il le pent perdre est en crainte, ou s’il ne tcaite son ignorance est une imperfection l’un et l autre est incompateble avec le Souverain bien, le quel par consequent ne sçauroit estre este. =le nombre les laquars vous fait il plus ro- buste ou plus sainte Leur force ne vous sert qu’à acquerir ou a maintenir d’autres piene avantage egalement imuginaires etnes vos