# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068599:0022 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068599:0022?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 4, 10 # Folio 8, page id 00068599:0022 # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068599&page=22 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068599/jpgs/default/00000022.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 53 lines, status machine # Lines: 53 recognised, mean confidence 0.96 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. qu’il donne, ou plus tost qu’il ne donne pas, des vertus, dont il parle Dela Probite. L’Aut eur dit, qu’il est rare de voir des gens religieux à observer la probitea en secret. Je reconnois, que la veritable probité n’est pas aussi ordinaire, qu’il servit à soutraiter: mais elle n’est passirare ausi qu’on paroist l’insinuer. Un homme accoutume aux bonnes actions ne se resoudrà pas facilement à en faire de manvaises. Mais j’avoue qu’il est rare, qu’on ait une probité, et genera lement une ventu morale à l’epreuve des grandes tentations. Pour bien en- tendre ce point, parce qu’il est general, et regarde tout l’ouvrage de nostre habile auteur; il faut distinguer divers principes des bonnes actions. On les fait ou par les Principes de la Morale, ou par les Principes de la Pieté. Les Principes de la Morale sont deux, l’utilité et le plaisir. L’auteur n’alles ordinairement que les motifs d’utilité; et ces motifs sont bons. Car il est Hgison- nable de practiquer ce qui est utile: Mais ils ne sont pas assés bons pour rendre l’homme vertueux. Il faut pour cela le principe du plaisir, qu’on trouve dansla vertu, et du deplaisir, qu’on trouve dans le vice. Cesont des motifs plus rebeves que l’auteur ne touche gueres. Cependant plus ce plaisir ou ce deplaisir est grand, plus on est vertueux interieurement. Lors que l’Auteur reconnoist icy, qu’on a les traitres en abomination, il avoue luy même tacitement, que les hommes sont portes naturellement a estre choqués de ce vice, et à trouver laprobité belle et agreable. Mais ce plaisir qu’on ytrouve, s’il n’est que me diocre, est sujet à estre surmonte par d’autres plaisirs plus grands, et même par l’esperance des plaisirs futurs, qu’une grande utilité presente fre, nous fait concevoir. Il en est de même d’une douleur prefente ou des craintes accommoder aux hommes et aux temps. La patience de Soerate (dit on) CXOIre estoit une ambition delicate. Il vouloit faire persuader, qu’il avoit attent la perfection de la raison. Mais n’étoit ce pas deja une grande force d’ esprit de l’assussettir à cette belle ambition, que je sonhaiterois à tous les hommes. Le dis d’avantage, quand on aura appris à faire des actions lonables par ambition, on les fera par apres par inclination. Car on sy plaira en effeit, et on trouvera, que la vertu est une belle chose. On dit que les sonverains souffriront, l’insolence d’un étourdi pour n’avoir pas la reponds honte de s’emporter. Le que c’est un bon motif, e ls trouvent que MalS l’emportement est une chose laide pour eux et pour les autres ils voudront monstrer, (adjoutet - on) qu’ils n’ont pas moins de pouvoir sur eux mêmes que sur les peuples. Le trouve encor, que c’est sagement fait, et qu’ils le monstreu effectivement par ces demarches. De la semperance Lauteur dit, qu’ on surmonte les passions par d’autres passions. Mais pourquoy ne le feroit on pas, pourquoy negligeroit on de si grands aides I Il ad- u joute, qu’on domte la gourmandise Von fuit les lieur de debauche par l’amour de la vie et de la santé. Cet exemple n’est pas des mieux choisis pour molsu le combat d’une passion contre l’autre. L’amour de la vie et de la santé est de la plus pure raison. Il faut bien quorfuye quelques plaisirs par la conside ration d’un plus grand mal. Il adjoute qu’on est souvent reglé à fin d’amasser du bien, et de vivre par apres avec commoditémsy at il rien de blamable en cela 2. C’est un excellent motit d’estre reglé, afin de pouvoir tons jours vivré avec ordre et regle. On a tort d’appeller cela avarice