# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068599:0048 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068599:0048?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 4, 10 # Folio 5v, page id 00068599:0048 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 6r); this page is its left half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068599&page=48 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068599/jpgs/default/00000048.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 39 lines, status machine # Lines: 39 recognised, mean confidence 0.98 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. infere, que les hommes qui aiment la sincerite, aiment la vertu. L’auteur en infere, qu’on n’est sincere que par interest. Mais cette vertu n’etant pas moms agreable qu’urile, pourquoy ces deux motifs ne pourrorent ils pas y concourir: De la vertu ofsicreuse. On parle rcy des personnes qui possedent les bonnes graces des grands, et qui les emsloyent à rendre service aux gens. Cette nclination est belle, et il n’est pas defendu à ceux qui l’ont de s’appercevoir de lutilite, qu’ils en retirent, qui est de diminuer l’envie, qu’on leur poute, et de s’allirer des bons bf- a fices reciproques.Notre auteur ne leur attribue que les motifs d interest, mais il ajoute qu’ils esperent vainement ces effets de leur ossiciosité. En quoy il prend le contrepred de ses raisonnemens ordinaires, ou il rabaissoit la vertu par les veues du profit, qui en revient. Cestendant je crois qu’il auroit pû convenir que les personnes officieuses le plus souvent n’ont point sujet de s’en repentir. Pourquoy degouter les gens de cette belle occupation en leur refusant l’inclination à brenfaire, et en leur contestant l’utilité, qui si y trouve: De la bonté L’homme est si bon, dit on, qu’il envie aux autres leur bonnes qualités. Mais ce n’est pas toujouns par envie, qu’on est fache d’etre sunprasse; quand on est raisonnable, ce n’est pas le bien d’autruy, mais notre peu de bien ou de metrite, qui fait notre deplaisir (et effet est naturec, et quand il nous excite à l’emulation il est couable. Il est permis dans une course de faire des efforts pour vaincre les autres; mais non pas de les supplanter. Il est vray qu’on est tenté à nuire à un concourant, quand on peut avancer considerablement par ce moyen, et j’ai desa reconnu, que les ventus ordinatres ne sont gueres à l’epreuve des grandes len- tations. Mais il ne s’ensuit point, que la bonté est une vertu chimerique, comme l’on dit icy. L’on allegue