# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068599:0060 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068599:0060?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 4, 10 # Folio 11v, page id 00068599:0060 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 12r); this page is its left half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068599&page=60 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068599/jpgs/default/00000060.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 35 lines, status machine # Lines: 35 recognised, mean confidence 0.98 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. De la lemence. On l’oppose à la cruauté, et cependant on doute que ce soit une vertu veritable, et on alleque entre autres raisons, qu’elle n’est point durable, comme ’on montre par les exemples d’Alexandre, de Gules Cesar, d’Atuguste, ou il ly auroit pourtant moyen de repondre en faveur de ces grands hommes. Onpre- tend aussi, que c’est une erreur de croire, qu’un homme doux devienne cruel ou vite versa. (elle objection est generale contre toutes les vertus: comme s’il n’y avoit point de veritable ventu sans penseverance. Mais le naturel même est sus et au changement, et l’acquis encor d’avantage. La contume est une autre nature et change quelques fois le naturel, et une habitude venue de l’accoutumance peut etre changée à son tour par une accoutumance contraire. Ninsi les ventus ne sont pas si enracinées, qu’elles ne puissent se perdre du reste l’auteur objecte, que la clemence des Loys est quelque foit politique: car elle sent a gagner les coeurs. Toit: c’estune tres louable politique. Mais (dit on la clemence quelques fois estl effect de l’orquert du souverain, qui veut montrer qu’il est au dessus des lorx et qu’il peut donner la vie. Je veux croire, que l’orgneit y entre quelques fois: mais ce motis n’est pas des plus ordinaires Le Prince à qui ce droit n’est point contesté, n’a point besoin d’en faire parade. S’il cede quelques fois à l’impontunité de ceux qui sollcitent pour un criminel, la faute est assés pardonnable, pour veu que cela n’aille trop lon, et que le public n’en sousfre. On ajoute que la bonne humeur, ou l’on Trouve un souveram, est aussi souvent cause de sa clemence. Tant mieux, diray-je. Il est louable de vouloir, que les autres prennent pant à son contentement: ne donne-t- on pas un pardon generat, (centains cas nons exceptles) dans les rejouissances publiques