# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068612:0077 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068612:0077?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a # Folio 39r, page id 00068612:0077 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 40v); this page is its right half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068612&page=77 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068612/jpgs/default/00000077.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 100 lines, status machine # Lines: 100 recognised, mean confidence 0.88 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. image d’amour a lier lors qu’on dit qu’on aime un beau tableau,pare plaisir qu’on prend à en sentir les perfections. Mais il est permis de d’etendre le sens des termes uivant et l’usage varie hilosophes et Thestogiens mêmes distinguent leux especes d’amonr savoir l’amour qu’ils appellent de concupiscence, qui n’est autre chose que le desir, ou le sentiment qu’on a pour ce qui nous donne du plaisir, et l’amour de complacence, qui est le sentiment qu’on a pour ce qui o plaisir ou bondeur nous eu donne. ans le premie quons en vue nostre nous fais avoir en veue nostre plaisir, et le se cond celuy d’autruy, mais comme fa nous ce qui nous on donne par le sien ibant le nostre, car s’il ne rejallissoit pas sur nous, il e en quelque façon, nous ne pourrions pas nous y intereger puisqu’ur il est impossible, quoy qu’on die, d’estre detaché du bien propre. Et voilà comment il faut entendre ’amonr desinteresse pour en bien concevoir la noblesse, et pour e ne point tourter cependant dans le chimerique S. 6. L’inquietude q (Un caisiness) qu’un homme ressent p luy même par l’absence d’une chose qui luy donneroit du plaisir, si elle estoit presente, c’est ce qu’onpe desir. L’inquietude est le rrincipal pour ne pas dire le seul Eguillon, qui excite l’industrie et l’actrvité des hommes. Carquel bien qu’on propose à l’homme si l’abseuce de ce Bien n’est suivie d’aucun deplaisir ny d’aucune douleur, et que celuy qui en est privé, puisse estre content, et à son aide sans le posseder, il ne s’avise pas de le desirer, et moins encor de faire des Efforts pour en jouir. Il ne sent il ne sent pour cette es pece de bien, que pour qu’une pure Velleité, terme qu’on employe pour signifier le plus bas degré du desir, quiapprochele plus de ces estat ou se trouve l’ame à l’egar d’une chose qui luy est tout a fait indifferente; lors que le deplaisir que cause l’absence d’une chose est si peu considezable qu’il ne porte qu’a des foibles souhaits sans e engager de se servir des moyens de l’obtenir. Le desir est lencor éteint ou rallenti par l’opinion ou l’on est que le bien souhaité ne peut estre obtenu; à proportion que l’inquietude de l’ame est guerie ou diminuee par cette consideration l’interpreté Francois, dont l’habilité às acquitter de cet employ ne dauroitrevoque en doute remarque a au bas de la page qe que par Anglois Uneeasiness, l’auteur entend l’estat d’un homme qui n’est pas à pon aise, le manque d’aise et de tranquillité dans l’ame, qui a ces égard est purement passive et qu’ila fallu et qu’iba rendrece mot, par ce luy qui d’inquietude qui n’exprimes precisement la mêmeidée, mais qui approchele plus pres. C Cet avis Cadjoutet il) est sur tout necessaire par rapport au chapitre suivant ou l’auteur raisonne beaucoup sur cette espece d’inquietude, car (il on n’attachoit pas à ce mot, l’idée qui vient d’estre marquée, il ne seroit pas possible de comprendre exactement les matieres qu’on traite dans ce chapitre, et qui sont des plus importantes et des plus delicates de tous l’ouvrage. Te Et en effect l’inter prete a raison, et continuant à lire, je vois que c’est un point capital, ou l’auteur a monstré son esprit penetrant et profand. C’est pourquoy je me suis donné quelque attention. et apres avoir bien considore la chose, il me paroist quasi l que le mot d’inquietude, s’il n in o quelque douleur effective, exprime pas assés le sens de l’auteur, convient pourtant une negni Car mais j’aimerois mieux qu’en trouva de dire que dans le desir, il y a pour plus lost une disposition et prepa- celuy d’uneaisines, qui marque un deplaisir, un chagrin, et queque ration à la douleur que d de la doulenr mêne . il est vray que cette perception quolques fois ne differe de celle qu’il y a dans la deuleur, que de la differeme du moins au plus; mais c’est que la douleur est la difference qu’il y a entre l’appetit et la faim; quand la vellication de vient trop forte, ielle incommodi, De sosse qu’il faut encor appliquericu nostre des perceptions trop petites, pour qu’elles soyent apperceptibles si ce qui se passe, en nous lors que nous avons de l’appetit et du desir, estoit asse une perception notable. grossi, il nous causeroit de la douleur. C’est pourquoy l’Anteur infiniment sage de nostre estre, a fait pour nostre bien, quand la fait en sorte, que nous commes souvent dans l’ignorance, et dans des perceptions confuset est pour agit plus promtement par instinct, et pour ne pas estre incommodee par des sensations trop distinctes de quantité d’objets, qui ne nous reviennent pas at tout a fait, et dont la nature n’a pu se passer pour obte ses fins. Combien d’insectes n’avallons pous pas sans nous en appercevo combien verrions nous d’objets degoustans, si nostre veue estoit asses pergante c’est aussi par cette nature adresse, que la nature nous a donné des aiguillons du desir qui se comme des, rudimens u decdouleur, ou pour ainsi dire des demi-douleur ou si vous voules des douleurs insensiblos parter abusivement pour vous exprime plus fortement) des der potites douleurs imperceptibles in apperceptibles; afin que nous ut jourssions de l’avantage du mal, sans en recevoir l’incommodité. Car autrement, on serois tousjours miserabe ee attendant le bien: ayolieu que cette continuelle victoire sur l ces demies douleurs qu on sent en suivant de deisatis faisant en quelque facon à cet appetiton à cette demangear on eot n fiie quantité de demi-plaisirs dont la continuation et l’amas, (comme dans la continua tion de l’impulsion d’un corp pesant qui descend et qui acquiert enfin de l’impetuo sité) devient enfin un plaisir entier et veritable. Et dans lefonds, sans ces demies douleurs, il n’y auroit point de plaisir, et Sil n’y auroit pas moyen des’appercenoir que queque chose nous aide et pous soulage, en ostant queques obsta donne eles qui nous empechent de nous mettre à nostre aise. C’est encor en cela qu’on reconnoist l’affinite du plaisir et de la douleur que pla socrate remarque dans le chec plaion, dans le phedon de platon, bois queles pieds luy Cette consideration des petits aides imperceptibles, ou petites delurances et degagemens imperceptibses de la tendence arrestée, dont de resulte enfin un plaisir notable, serventa sert aussi à donner quelque connoissance plus distincte de l’idée confuse que nous avons la chaleur ou de la lumiere, resulte demangent. de quantité de petits mouvemens qui expriment ceux des objets, et n’en differe qu’en nostre apparence, et et devons avoir du plaisir et de la douleur: tout comme le seutiment parce que nous ne nous appercevonspas de cette analyse. Aulieu qu’on croit commune que nostre que plusieurs croyent aujous dhuy que nos idées, des qualites sensibles, different toto genere, des mouvemens, et 0 utese te ecobjets et sont quelu hose de primitit exdinex plicable et même d’arbitraire us, diem sa oit deliti à l’and puelu adsesa dem hi temibris nede oso i siste qet setintr reveni oati +sansque pous dous interession a rehoit 4 mereenair gsde que delcessene A eur car cest tdt Fiivant ee de