# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068612:0080 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068612:0080?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a # Folio 40v, page id 00068612:0080 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 39r); this page is its left half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068612&page=80 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068612/jpgs/default/00000080.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 87 lines, status machine # Lines: 87 recognised, mean confidence 0.94 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. N eb gehet vorser. nocb aufs de unbgevendete restes arte stchet P. 7. la joye est un plaisir que l’ame ressent, lors qu’elle considere la possession d’un bien present ou futur commeasseurée, et nous sommes en possession d’un bien, lors qu’il est de telle vorte en nostre pouvoir que nous en pouvons jouir quand nous v voulons. ’On manque de paroles dans ass parole les Lanques, pe étte saele d netie propres à distinguer des notions voisines. Peut estre que le Latin Gaudium approche d’avantane de cette definition de la joye que Laetitia E qui me paroist signfier non seulement du plaisis ear on en peut restentir au mli prendre a boire uedist qu’on traduit a mais alors elle me ou a manger, ou à d’autres entendre de la Muisiq au milieu des plus cuisans chagrins mais un estat ou le plaisir predomine en nous; carpendant la plus profonde tristesse, et au milieu des plus cuisans chagrins on peut prendre quelque plaisir, comme à boire, ou à entendre la Musique; mais le déplaisir predonine; et de même au milieu des plus aigues douleurs, l’esprit peut estre dans la joye, ce qui arrivoit aux martirs. 5. 8. la Tristesse est une inquietude de l’ame lors qu’elle pense à un Bien perdu dont elle auroit pu jouir plus long temps, ou quand elle est tourmentée d’un malactuellement present PEncor le crainte d’un mal à venirpeut rendre triste; de sorte que je crois que la definition de la joye et de la Tristesse que t viens de donner, convient le mieux à l’usage. Quant à l’inguietude il y a dans la douleur, e par consequent dans la Tristesse, quelque hop de plus l’inquie tude est même dans la joye, car elle rend act l’homme, aétis plein d’esperance lle a este il l’Esperance est le contentement de l’ame, que pense à la jouissance qu’elle doit probablement avoir d’une chose propre à luy donner du plaisir. 5. 10 la crairte est une inquietude de l’ame lorsqu’elle pense à un mal futur qui peut nous arriver ( si l’inquietude oisti de plaisir oste e tousee les definitions des passions, ou le faire entrer partout t in sensible qui nous pousse, c’est quel cose Les stoiciens prenoient les passions pour des opinions ainsi l’esperance leur estoit et, equillen opinion d’un hien futur, et la crainte l’opinion d’un mal tutur. Mais j’aime mieux de on seele et I faut ou pleedre les passions pour des tendences qui viennent de l’opinion ou des contentemens, ou deplaisirs, ny des opinions dire cro mais des tendences qui viennent de de l’opinion u sentiment et qui sont acompagnées dusentiment, et qui sont a ny pour 55. 1. Le desespoir est la pensée qu’on aqu’un bien ne pertestre obtenu qui peut causer delaffliction, et quelques fois le repos. le de sespoir pris pour la passion sera une maniere d’abattement, et une certairre tendence de plaisir ou les laisir ) de tendente qui se trouvé arrestée: c’est c ce qui cause un combat violent, et beaucoup c de plaisir. Mais lors qu’i que lous que ledes le deses poir est accompagné de repos et ic et d’indolence, ce sera une opinion plustost qu’une passion. S. 12 La colere est cette inquietude ou ce des ordre que nous ressentons apres avoir receu quelque injure, et qui est accompagne d’un destr present de nous vanger. il semble que la colere est quelque chose de plus simple, et de plus general, puisque les bestes en sont a dan nsceptibles, qui n’ont pas le sentimens à qui on ne fait point d’injure. la colere un effort violent quit coutre le mal qui tendà se defaire du mal. Le desir de la vangeance peus demeurer quand on est de sang froid, et quand on a plus de haine que decolere 13 L’Enoie est l’inquietude r le deplaisir) e de l’ame, causée par la consideration dun bien que nous desirons qi et qui est possede par un autre, qui à nostre avis nauroit pas du l’avoir preferablement à nous ’ouivant cette notion, l’enoie supposeroit tous jours teroit tousjours fondee dans l’opinion au moins de la justice. Mais je ne say si on n’a souvent de l’exoie contre le merite reconnu; qu’on ne se saucieroit pas de maltraiter, si’on en estoit le maistre. Ou on porte même enrie aux gens d’un bien, qu’on ne se soucieroit point d’avoir: on seroit content de les en voir priver, sans penser à profiter deleur depouilles et même sans pouvoir l’esperer. Car quelques biens sont comme des Tableaux peints in fresco, qu’on peut detraire, mais qu’on ne peut point ester. P. V7. Laplus part des passions font en plusieurs personnes des impressions sur le corps, et ycausent divers chargemens, mais ces changemens re sont pas tous jours sensebles car par exemple la honte, qui est une irqui ebude de l’ame quien ressent quand on vient à considerer qu’on a fait quelque chose d’indecent, ou qui peut diminuer l’estime, que dautres font de nous, n’est pas tousjours accompagnée de rougeur si les hommes5 etudivient d’avantage à observer les mouvermens exterieurs, qui a compagnent les passions, il seroit difficile de les dissimuler. Quant à la Honte, il est digne de conside ration, que des personnes modestes quelques fois ressentent lme en eux des mouvemens qu’une arion semblables à ceux de la tonte, lors qu’ils sont temoins seulement d’unc action indecente capable de faire mourir par tropd emotion Tou plustest destmodifi. cations de la tendeme Ch. XXI. de la puissan