# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068612:0089 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068612:0089?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a # Folio 45r, page id 00068612:0089 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 46v); this page is its right half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068612&page=89 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068612/jpgs/default/00000089.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 68 lines, status machine # Lines: 68 recognised, mean confidence 0.95 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. 5. 25. Puis donc, qu’il est evident, que l’homme n’est pas en liberté de vouloiy vou loir ou non la premiere chose qu’on demande apres cela, c’est si l’homme est en liberté de vouloir lequel de deux il lur plaits le mouvement par exemple oule repos. cette Question est si visiblement absurde en elle même, qu’elle pout suffire à convainere juiconquey fera reflexion, que la liberte ne concerne dans aucuncas la volonté. Car de- mander qsi un homme est en liberté de vouloir lequel il luy plaist, du mouvement ou du repos de parte ou de se faire, c’est demander si un homme peut vouloir ce qu’il veut ou se plaire à ce à quoy il se plait Question qui à mon avis n’a pas besoin de reponse ) il est vray avec tout ce la que les hommes se fout une difficullé icy, qui merité d’estre resoluce. Ils disent qu’apnes avoit tout connu et tout consideré, il est encor dans leur pouvoir de ouloir et le choisir non pas ce qui plait le plus, mais tout le contraire, saulemen pour monstres leur liberté. Mais ils ne considerent point qu’encor ce caprice ou entélement entre us Iuo cy de ja remargue puisse contribuer indirestement et comme de loin, à faire plaire quelque chose ou non, comme Et co ne demelanueres toutes ces considerations distinctes; il n’est point étounant, qu’on s’me embrouille tant l’esprit sur cette matiere , qui a beaucoup de replis caches. D. 29 pour eviter une enuuseuse multiplication de multiplicationde paroles, je demanderayicus la permission de comprendre tous le terme d’Action, l’abstinence, même d’une action, comme estre assis, demeurer dans le silence cohibition, est venitablement qui I P. 29. Lors qu’on demande qui est cequi determine la volonté? la veritable response consiste à dire que c’est l’Epprit qui determine la volonte. Si cette réponse ne sati fait pas, l’est visible que le sens de cette qrestion se reduit à cecis qui est ce qui pousse l’esprit dans Chaque occasion partiuliere à determiner à un tel nouvement ou à tel repos particulier, la puussance generale qu’il a de diriger ses fatultes vers le mouvement ou vers le repos a quoy je reponds que ce qui nous porte a demeurer dans le même estat, ou à continuer la même action, c’est uniquement la satis faction presente qu’on y trouve. Au contraire le motif qui incite à changer, est tous jours quelque inquietude ( cetle inquietude n’esas comme je l’ay monstré cydeffu dans le Chapitre prosent, n’est pas tousjouns un deplaisir, comme l’aise on l’on se trouve n’est pas tousjours une plaisii satis faction ou un pllaisir. C’est souvent un perception insensible quon le sauroit distinguer ny demeler; qui nous fait paucher plus tost d’un costé que d’autre sans quon en paisse rend re . 30 La volonté et le desis ne doivent pas estre confondus: un homme desire d’estre delicre de laquatte mais comprenant que l’eloignement de cette douleur peut causer le transport uns dangerense humeur dansquelque partie plus vitabe sa loconte nesauront elleite a aucunt action qui paisse seroir à dissiper cette douteur F ce desir est une manier . 31 Ce qui determine la volonté à agir n’est pas le plus grand bien comme on le suppose ordinairement, mais ilus tost quelque inquietude actuelle et pour l’ordicraire celle qui est la plus pressante on luy peut donner le nour de desir qui est effectivement une inquietude de l’espoit causée par la privation de quelque bien absent, ontre le desir d’estre de livré de la douleur Tout bien absent ne produit pas une douleur proportionve au degré d’excellence qui est en luy, ou que nous y disons, comme toute douleur, cause un desir egal à elle meme; puisqu parce que l’absence dub n’est pas tousjours un mal, comme est la presence de la douleur. C’est pourquoyion peut considerer et envisager un bien absent sans douleur, mais à proportion qu’il y a du deser quelque part autant yat il d’inquietude P. 32 qui est ce qui n’a point tenti dans le desir ce que sage dit de l’esperance (proverb. XIII. 12. qu estant differée elle fait languir le coeur. Rachel Gecre (Genes. XXX. 1.) donnés moy des enfans ou je vais mourir. 8. 34 lors que l’homme est parfaitement quelle volonte estre a mis dans les satis fait de l’estat ou il est, au lors qu’il est absolument l’re de toute inquiltude luypent rester que de continuer dans et estat? Ainsi le sage Auteur de nostre hommes l’incommodité de la Paim et de la soit et des autres desirs naturels afin d’exciter et de deter- miner leur volontes à leur propre conservatin, et à la continuation de leur espece. Il faue aux mieux, dit si paul, (1. Tor. VII. 9.) se marier que bruler. Tant il est vray que le sentiment present d’une petite bruture a plus de pouvoir sur nous, que les attraits des plus grands plaisirs consideres en eloignement; 8. 35. Cest une maxime si fort établie que c’est le bien et plus grand bien qui de termine la volonté que je ne suis nullement surpris d’avoir supposé cela comme indubitable, la premiere fois que je publiay mes pensées sur cette matiere. Ce pendant apres une exacte recherche je me seus force de conclurre que le bien et le plus grande quoyque juge et reconne tel ne determine point la volonté; à moins que venans à le desirer une maniere proportionne à son excellence ce defirnous rende inquiets de ce que nous en sommes privés. Qu’un hommé soit convrineu de l’utilité de la vertu, jusqu’à voir qu’elle est necessaire à qui se propose quelque chose de grand dans ce monde, ou espere d’estreheureux dans l’autre cependant jusqu’à ce que et homme se sente affame et alteré de la justice, sa volonté ne sera jamais determinée à aucuneaction qui le porte à la recherche je cet excellent bien, et quelque autre inquietude venant à la traverse entrainera sa volonté à d’autres choses. D’autre part, somme qu’un homme addonné au vin considere, que menant la vie qu’il mene, il ruine sa santeetdissipe son bien, qu’il va se deshonnorer dans le monde, s’attirer des maladies et tomber enfindans l’indigence, jusqu’à n’avoir plus de quoy satis faire cette passion de boire, qui le posse de si fort; cependant les retours d’inquietude qu’il sant à estre absent de ses compagnons de debauche l’entrainent au cabaret, aux heures qu’il est accoustumé d’y aller