# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068612:0124 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068612:0124?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a # Folio 62v, page id 00068612:0124 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 61r); this page is its left half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068612&page=124 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068612/jpgs/default/00000124.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 86 lines, status machine # Lines: 86 recognised, mean confidence 0.96 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. point raisonnable, par ce que les perceptions infensibles pour le present se peuvent developper un jour car il n’y a rien d’inutile, et l’éternité donne un grand champ aux changemens. S. 20. les toix humaines ne punissent pas l’homme fou pour les actions fel pourceque fait l’homme de sens rassis; ni l’homme de sens rassis pour ce qu’a fait l’homme fou: par ou elles, en font deux personnes. C’est ainsi qu’on dit: il est hors de luy même Les chastimens et recompenses toix menacent, de chastier et promettent de recompenser pour empecherles mauvaises actions, et avancer les bonnes; or ilese les meraces et les esperantes un (ou peut estre tel que les menaces et les promesses n’operent point sur luy; et n dans ce cas on nee les luy applique point et commy le fou ponle n’estant purs que la vaison la raison n’estant plus la maistresse; ainsi à mesure de sa foiblesse la rigueur de la peine doit cesser. De l’autre costé on veut que le criminel sente l’effect du mal qu’il a fait, pour a fin qu’on craigne d’avantage de commettre des crimes; mais le soll n’y estant pas assez sensible on est bien aise d’attendre un bon intervalle pour executer la sentence Dn ne se met donc po ce n’est donc pas Ainsi ce que font les loixou les juges dans ces rencontres ne vient point de ce qu’on concoive deux personnes. §. 22. Mais si un homme qui est yere et qui ensoite n’est plus gure n’est pas la même personne pour quoy le punit- on pour ce qu’il a fait estant yvre, quoyqu’il n’en ait jamais plus aucun sentiment 2 je repons à cela qu’il est d tout autant la même personne qu’un homme qui pendant son sommeil marche et fait plusieurs autres choses, et qui est reponsable de tout le mal qu’il vient à faire dans cet estat Mis il y a bien de difference entre ce que fait un nontambule on punit lo et ce qu. les actions d’un et lequ un le. Ou pauit les eyprognes parce qu’ils peuvcent s’empecher eviter l’yrresse, mais l il n’est pas tant dans le pouvair des noctambules de s’abstenir de leur promenade nocturnet. Cependant s’il estoit rray qu’en leur donnant le fouet, pendant qu’ils. lers qu’ils sur le fait, on les pouvoit faire rester au lit, on auroit droit de le faire, et on n’y manqueroit pas aussis quoyque ce seroit plus tost un reme de, qu’un chastinent.) Les loix humaines punissent l’un et l’autre par une justice conforme à la maniere dont les hommes connoisseat les choses, parce que dans ces sortes de cas ils ne sauroient distinguer certainement ce qui est reel et ce qui est contre fait; ainsi ignorance n’est pas receue pour excuse de ce, qu’on a fait estant gure ou endormi.... Le fait est prouvé contre celuy qui l’a fait, et l’on ne sauroit prouver pour luy le defaut de con-science il ne s’agit pas tant de cela, que de ce qu’il faudra faire quand la la grande ovresse, ’insensii de l’un, et quand il a este bien verifie que l’yore ou le noctambulé ont esté hors d’eux comme cela se peut. En ce cas le nectambule ne sauroit estre consideré que comme un maniaque. mais l’yorognerie comme l’ybresse est volontatre et que la maladie ne l’est pas; en panit lune, l’uet plus tost que l’avore es et non pas l’autre Mais au grand et redontable jour du jugement ou les secrets de tous les coeurs seront decouvert on a droit de croire que personne aura à repondre pour ce qui luy est entierement inconnu, mais que chacuns recevra ce qui luy est dû, estant accusé ou excusé par sa je ne say qu’il soit necessaire ie de l’homme soit exaltée au jour du s’il faudra que la se ingement pour qu’il se souvienne de e qu’il avoit oublle sit ne sufiroit pas et si la connoissance des autres, et surtont du juste inge qui ne sauroit se tromper ne suffira pat est re que si Dieu jue’ contre l ditauser A et dei ce qu’ils fa font oserat -on dire que apparencer, il ne jera pas asses glorisie et fera rela peine repondre, qu’il auxe autres mait on pourra unique et sapremetels et que u proient iuger en ce cas. qu’ils sesont tron on y pourroit former une fiction peu cenoenable, mais possible au moins, qui seroit qu’un homme au ju du jugement crut avoit esse mechant, et que le meme parut à tous les autres esprits crecsr portée pour en juger: sans que la verité y fut, lesupreme juste juge qui sauroit seul le contraaire vourroit damner celle personne, et juger conre ce qu’il sait? cepondant il semble que cesa suiuroit delanonon que l’auteur donne de la