# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068612:0125 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068612:0125?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a # Folio 63r, page id 00068612:0125 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 64v); this page is its right half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068612&page=125 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068612/jpgs/default/00000125.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 111 lines, status machine # Lines: 111 recognised, mean confidence 0.93 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. sciences distinctes et incommunicables l’une constamment pendant le jour, et l’autre durant la nuit; et d’autre costé la même conscience agissant par interxalle dans deux corps differens; je demande si dans le premiercas l’homme de jour et l’homme de nuit, si j’ose m’exprimer de la sorte. ne seroient pas deux personnes aussi distinctes que socrate et platon; et si dans le secondcas ce ne seroit pas une seule personne dans deux corps distincts .. Et il n’importe en ren, de dire que cette même conscience qui affecte deux differens corps et ces consciences qui affectent le meme corps en differens temps appartiennent l’une à la même substance immaterielle, et les deux autres à deux distinctes substances immaterielles qui introduisent ces diverses consciences dans ces corps là: puisque l’identité personuelle seroit egalement determinée par la conscience, soit que cette consciende fut attachée a quelque substance individuelle immatorielle immortelle ou non... Une chose immaterielle qui pense doit quelques fois perdre de veué sa conscience passée, et la rappeller de nouveauon supposés que ces intervalles de memoire et d’oubli reviennent par tour, le jour et la nuit, des là vous avés deux personnes avec le même esprit immateriel... D’ou il s’ensoit que le Soy n’est point determine par l’identité ou la diversité de substance, dont on ne peut estre asseuré mais seulement par l’identité de la conscience j’avoue que si toutes les apparences estoient HE0B Changées et transferées d’un esprit sur un autre ou si Dieu transferoit mfit échangex les faisoit un echange entre deux esprits, donnant les le corps visible, et les apparences et conisciences de l’un à l’autre; l’identité personvelle ne seroit point tramferée au lieu d’estre ne seroit point attachée à Celle de la substance, mais auxe ences constantes que la morale, di avoir en veue: mansie puritem ces re eutre les seninens perceptions insensibles, qui demeureroitent, els et miracla commelors qu’on suppose que dient fait du vuite. Deplus il faudha que dieu fasse cecrange les apperceptions qui seroient eochangées, ne se pourroit faire que par que Dieu change non seulement des apperceptions ou consciences des er individus en question mais aussi des apparences qui se presentent aux autres à legard des de ces personnes, autrement il y auroit contradiction entre les consciences des uns et la contradiction le témoignage des autremente ce qui troubleroit l’ordre des choses morales. Cependant il faut qu’on m’avoue aussi que le divorce entre le monde insensible et sensible, c’est à dire entre les perceptions issensibles qui demeureroient à la mêmeaux mêmes substances, et entre les apperceptions qui seroient echangées, seroit un miracle comme celuy qu lors qu’on suppose lors que Dieu fait du vusde. Car ej’ ay dit cydessus pourquoye A cela n’est point conforme à l’ordre naturel. Voily une autre supposition: naturet. i il se peut pourtant que dans un autre lieu de l’univers i ou dans un autre temps, il se trouve un globe qui maintenant pour un temps qu ne differe point sensiblement de ce globe ou nous habitons, et que chacun des et que les hommes qui l’habitent, ne differert point sensiblement de chacun de nous qui lay repond de nons: Mais quand cela seroit, ce ne pourroit estre que pour Ainsi il ’aitraent millions de fors qvec les mêmes apparenes; et Dieu et consciences, et Dieu tisames ou c’en apperceraroient; mais parlent de ce qui se peus mais soil quo les transfere ou qu’on l Aiasi c d feront deux personnesset et cn pourroit chany transferer les amés d’un globe dans un autre eu les semblables des deux globes, am sans qu’elle naturellement, lis deux globes et les deux homo Ldecejquise ne le demeureroient que pour un temps. Par estant differs y ay est Rureste laisse, que dirat. ou de leu Car puisqu’il y a une diversité individuelle, il faut que utte diference consiste aumoins consiste dans les constitutions insensibles, qui se doivent developper avec le temps dans la suite des temps.) 8. 2 supposons un homme puni presentement pour ce qu’il a fait dans une autre vie et dont on ne puisse luy faire avoir absilument aucune con-science, quelle difference y at -il entre un tel peroonates se e rotuo vaeuti sans que it fdille se nettr =qui agiroient tour à tour dans le même corps, ans sseules consciences, et il faudra que Dieu fasse l’échange npeine de l’identite oc diversité re elle dela substan nc meme de de equiparoi stroit aux contres commen que personnles ne sont que le ri seua oec cuxcorps 1s de piu na seuls ou avee leurcercorpsi se personne ou de leur soy, quivant nostre sent ils serens deux personne ou la même ors que la coscience, et les apparences iernes et externes des hommes de ces giobes, ne sauroit, faire de distinction: il est oragque Dieu et lis esprits cap capables d’envisager les interr eux, et puises et rapports et es des temps et des Cme les constrations lesernes, insensibls les dese eulc a le difierna hommes deslbe deux globes pour