# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068612:0128 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068612:0128?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a # Folio 64v, page id 00068612:0128 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 63r); this page is its left half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068612&page=128 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068612/jpgs/default/00000128.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 70 lines, status machine # Lines: 70 recognised, mean confidence 0.96 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. un aussi habile Autour que le nostre, d’accom moder les termes comme il juge à propos. Mais il est vray que comme suivant cettenotion, une Même action seroit moralement bonne ex moralement mauvaise on même temps sous des differens legislateurs, commeanssi tout comme nostrs habile auteur prenoit la rertu cydessus pour ce qui est comu loue; et par consequent, une meme action seroit virtueuse ou non seloa les opinions des hommes Ce qui n’estant pas le sens ordinaire qu’on donne aix Actions moralemant bonnes, et vertueuses, jaimerois mieux, pour moy; de prendre pour la mesure du bien moval, et de la vertu une regle inveriable de la faison, et din Dieu a pris que Dieu s’est chargé de maintenir : aussi peut on estre asseuré que par son moyeu tout bien moral devient physique. pour exprimer la Notion de l’auteur, je dirois que C’est bien on mal d’imposition on institutis, que ciluy qui a le pouvoir en main fait tache de faire suivre ou eviter par les peines ou recompenses. 2 il y a trois sortes de Loix: la soydivine, la Loy Civils, et la Loy d’opinionou de reputation, La premiere fuit que des pechés ou des devoirs, la seconde des actions criminelles ou innocentes; la troisieme des vertus ou des vices F ordinairement la les vP se lon le seus ordinaire des Termes, les vertus et vices ne différent des devoirs et des pechés, que comme les habitudes different des actions. Et on ne prend point la vertu et le vice pourquelque chose qui pepende de l’opinion. Lun grand peche Un grand peché est appelle un crime, et on n’oppose point l’innocent au criminel, mais au coupable La Loy divine est de deux sortes, naturelle et positive La Loy civile est positive. La Lay de repcetation ne menite le nom de loy qu’improprement comme si je disois. la loy de la sante, la loy du menage; lors que les actions attirent naturellement quelque bien ou mal, tel qu’est mal, comme l’approbation d’autruy, la sante, le gain. S. 10. On pretend par tout le monde que les mots de ertu et de vice, signifient des actions bonnes et mauvaises de leur nature, et tans qu’ils sont reellement appliqués en cesens la vertu convient parfaitement avec la Loy divine (naturelle Mais quelles que coyent les pretensions des hommes, il est visible quae ces Noms consideres dans les applications particulieres sont constamment et uniquement attribue à telles ou telles actin qui dans chaque pays, ou dans chay societe sont reputées honnorables ou houteuses, autrement ils de condamneroient eux mêmes. Ainsi la mesure de ce qu’on appelle vertu et vi ce est cete approbation ou ce mepris, lette estime ou ce blame qui de forme par un secret ou tacite consentement. Car quoyque les hommes reunis en societés politiques ayent resigné ertre les mains du public la disposition de toutes leurs forces en sorte q6’ils ne peuvent point les employer contre en concitosens au delà de ce qui est permis par la Loy; ils retiennent pourtant tousjours la puissance de penser bien ou mal, d’approucer ou de des approuuer si nostre auteur habile auteur declaroit, qu’il luy a plû d’assgne ete presen declavoit que la noion qu’il attribus aux mots de Vertu et defvice, est nominale cetle definition aclitraire arbitrrine, il et arbitraire particuliore à luy nominale aux noms de Vertu et de vice on pourroit dire soulement, que cela’ est permis en theorie, mais que dans l’usa pour la commodité de es exprimer faute peut estre d’autres termes, mais que celle signification n’est point conforme a l’is sage dans la practique, ny même utilé à l’edification; et qu’elle sonnerot mal dans les oreilles d. bien ded gens ou comme parloient les as anciens, que tout honneste est utile. Mais qu’il y a est la regle Fou est comprisesons la loy naturelle