# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068612:0129 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068612:0129?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a # Folio 65r, page id 00068612:0129 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 66v); this page is its right half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068612&page=129 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068612/jpgs/default/00000129.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 67 lines, status machine # Lines: 67 recognised, mean confidence 0.96 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. treilles de bien des gens si quelcun la vouloit introduire dans la practique de la vie ot de la couversation; comme l’auteur le reconnoist luy même dans la preface. Mais il va plus avant et icy, et quoyqu’il peran avoue que les hommes pretendent que e de ef parler de ce qui est naturellement vertueux ou vicieux selon des loix immuables, il pretend, qu’en effect qu’ils n’app entendent parler que de ce qui depend de d’opinion. Mais il me semble que par la même raison on pourroit saitenir qu’encor la verité et la raison et tout ce qu’on pourra nommer de plus reel, depend de l’opinion; par ce que les hommes se trompent, lors qu’ils en jugent. Ne vaut il donc pas mieur à tous égards de dire qu que les hommes entendent par la vertu, comme par la Verité, ce qui est conforme à la nature des choses souvent mais qu’ils se trompent, dans l’application. Ontre qu’ils se trompent moins qu’on ne pense; car ce qu’ils louent le meritent ordinairement à certains égards. La vertu de boire est un unavantage qui servoit à Bonosus à tirer des Barbans se concilier les barbares, et a tirer d’eux à leur tirer leur secrets. Les forces d’Hercule ou ce même Bonosus Pretendoit buy ressembler n’estoient pas moius une perfection. La subtilité des Larrons estoit louée chez les Lacedemoriens, et ce n’est pas l’adresse mais s l’exercicé qu’on on fait malapropo l’emply qui ot blamable; ceux qu’on roue en paix, seroit pourroient servir qualques fois d’excllans partisans en temps de guerre. Ainsi tout depeud cela depend de l’application des et du bon ou maumais usage des avantages qu’on possede. Il est vray aussi que les hommes se condamnent souvent eux mêmes, comme lors le public e lors qu’comme lors qu’ils rtannent dans les autres ce qu’ils font ce qu’ils blament dans les autras, Et ily a et qu’il y a soument contradiction entre ce que fait et que defend un i Magistrat entre les actions et les paroles, lor que qui scardalise les hommes lors que ce que fait et que de feud un Magistrat, n ou predicateur saute aux yeux de tout le monde N. 7I. En tous lieux ce qui passe pour vertu est cela même qu’on juge digne de louange on La vertu et le lovange sont souvent designés par le même nom. sunt hic etiam sua praemia laudi dit virgile (ub. 1. Aen. vers. 461) et Ciceron nihil habet natura praestantius, quam honestatem, quam laudem quam dignitatem, quam decus. quaest. THscul. lib. 2. C. 20. et itadjonte un peu apres: His ce ego pluribus nominibus unam rem de clarari volo. F Ce il’est vray que les anciens ont designé la vertu par ceqes par le non de l’honneste, comme lors qu’ils ont love incoctum generoso pectus honesto. Mais Et il est vray aussi que l’honneste a son nom de l’honneur ou de la louange. Mas Mais cela veut dire que non pas que la vertu est ce qu’on loue, ce qui depend mais qu’elle est ce qui est digne de louange; quoj de la verité, et non pas de l’opinion. plusieurs ne peusent point perieusement à la loy de Dieu, ou esperent qu’is se recon- cilieront un jour avec celuy qui en est l’auteur, et à l’egard de la Loy de ’Estat, ils se flattent de l’impunité: Mais celuy qui fait quelque chose de contraire aux opinions de ceux qu’il frequente et à qui veut se rendre recommendable puisse eviter la peine de leur censure et de leur dedain; personnet ne peut viore en societé constam ment meprisé. Et c’est la force de la Loy de la reputation jElle J’aydéja dit que ce n’est pas tant la peine d’une loy, qu’une peine naturelle que action s’attire d’elle même. Il est vray cependant que bien des gens ne at sur daui puae qu e se ao r =c’est à dire de bien porter le vin on ne pense point que +à qui il peut rester quelque sentiment de ia proprenature