# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068612:0192 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068612:0192?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a # Folio 96v, page id 00068612:0192 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 95r); this page is its left half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068612&page=192 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068612/jpgs/default/00000192.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 51 lines, status machine # Lines: 51 recognised, mean confidence 0.98 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. et cesont les plus anciens monumens du genre humain les langues tiendront lieu de livres (On enregistrera avec le temps et mettra en Dictionuaires et Cn Grammaires toutes les langues de l’univers, et on les comparera entre elles, poce qui aura des usages tres grands tant pour la connoissance des choses, puisque les noms souvent repondent à leur proprietés (comme l’on voit par les denominations des plantes re differens chez de differens peuples) pour la que pour la connoissance de nostre esprit et de la merveilleuse varieté de ses operations; sans parler de l’origine des peuples, qu’on connoestra par le moyen des etymologies solides que la comparaison des langues fournim le mieux Mais c’est de quoy;’ay déja parle. Et tout cela fairvoir de l’utilité et l’étendue de la Critique) peu considerée par quelques Philosophes, tres habiles d’ailleurs, qui s’emancipent de parter dvec mepris du Rabbinage, et generalement de la philologie. ’e L’on voit aussi que les critiques trouveront encor loug temps matiere Je s’exercer avec fruit, et qu’ils feroit bien de me se pas trop amuser aux minuties, puisqu’ils tant d’objets plus revenans à traiter; d’objects plus importans quoqque je sache bien qu’encor les minutios sont necessaires bien souvent chez las critiques pour entendre et decouvrir des connoissances plus importantes. Et comme la critique roule en grande partie sur la les ots la signification connoissance des mets, et des mots, et sur la l’interpretation des auteurs, j il sur tout anciens sur couti cette discussion des mots, jointe à la mention que vous ares faite des anciens, m’a fait toucher ce point qui est de consequence. Mais pour reveuir à vos quatre defauts de la denominations, je vouz diray, Monsieur, qu’on peut remedier à tous, sur tout depuis que l’écriture est inventée, et qu’ils ne subsistent que par nostre negligence. M Car il depend de nous de de fixer las significations et d’en convenir, pour detruire cette tour de Babel. Mais il y a deux defauts defants ou il est plus difficile de remedier, c’est qui consistent l’un dans le doute ou l’on est si des idees sont compatibles, lors que l’experience ne nous sfournit pas toutes allibes combinées dans un même sujet; l’autre es dans les necessité qu’il y a de faire des definitions provisionnelles, des corps o des choses sensibles, lors qu’on n’en a pas assez d’experience pour en avoir des definitions plus completes. Mais j’ay parle plus d’une fois de l’un et l’autre de ces defauts. PHILAL. je m’en vay vous dire au moins dans quelque langue savante,