# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068612:0223 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068612:0223?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a # Folio 112r, page id 00068612:0223 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 111v); this page is its right half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068612&page=223 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068612/jpgs/default/00000223.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 58 lines, status machine # Lines: 58 recognised, mean confidence 0.97 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. l’existence d’aucune chose hors de nous qui corresponde à cette idée, c’est ce que certaines, gens croyent qu’on peut mettre en question, parce que les hommes peuvent avoir de telles idées de leur esprit, lorsque rien de el existe actuellement pour moy, je crois pourtant qu’il y a un degre d’evidence qui nous eleve au dessus du doute; on est invinciblement convaineu, qu’il y a une differente lors que de jour il vient à regarder le soleil, et lors que de nuit on pense à t astre Et l’idee qui est renouvellée par le secours de la mémoire, est bien differente de celle qui nous vient actuellement par le moyen des sens. Quelcun dira qu’on un songe peut faire le même effect, je reponds premierement que si tout est songe qu’il n’importe pas beaucoup que je leve ce doute, parce que si tout est songe n’est que songe, les raisonnemens sont inutiles, la verité et la connoissance n’estant rien du tout. En second lieu, il reconnoistra à monavis, la difference qu’il y a entre songer d’estre dans un feu, et y estre actuellement. Et s’il persisse à paroistre sceptique jeluy diray que c’est assez que nous trouvons certainement que la plaisir ou la douleur suivent l’application de certains de cetiobjets sur nou vrais ou songés, et que cette certitude est aussi grande que nostre bonheurou nostre malheur misere, deux choses au delà des quelles nous n’avons aucun interest. Ainsi je crois que nous pouvons compter trois sortes de connoissances: l’lntuitive, la Demonstrative, et la Sensitive THEOPH. ( je crois que vous avés raison, Mon sieur, et je pense même et je crois qu’à ces troi especes de la certitude, vous pourries adjouter la connoissance rai du vraisemblable, comme lil y a deux sortes de preuves, dont les unes produisent la certitude, et les autres ne se terminent qu’à la probabilité. Mais venons à cette guerelle que les sceptiques font aux dogmatiques sur l’existence des choses hors de nous, lyey dé et nous y avons de ja touché. Mais il y faut revenir icy. Morsieur l’Abbé Poucher quie j’ay fort disputé autres fois la dessus pare par eerit et de vi de vive voix et par eerit, avec teu M. l’Abbé Foucher chanoine de Dijon, savant homme, et subtil, mais un peu tropentesté de ses Academiciens, dont il auroit esté bienaise de resisciter la secté comme M. Gassendy avoit fait remonter sur le thentre celle d’Epicure. sa critique de la Recherche de la verité, et les discrons autres petits traités qu’il a fait imprimer en suite, ont fait connoistre. il fit il mit aussi, il mis dans le journal des savans des objections contre y mon systeme de l’Harmonie prectablie, lor que je com f lonsque lors que j’en fis part au public apres l’avoir digeré plusieurs années; mais la mort l’empecha de repliquer à ma reponse. il prechoit tousjours qu’il falloit se garder des prejugés, et apporter une grande exactitude, mais outre que luy même ne se mettoit pas en devoir d’executer ce qu’il conseilloit, en quoy il estoit assez excusable; il me sembloit qu’il ne prenoit pas garde si e un est autre le faisoit; e prevenu sans doute que personne le feroit jamais le feroit jamais. Mais il ne il ne vouloit pas même admeltre Or je luy fis connoistre que la verité des choses sensibles ne consistoit que dans la liaison des phenomenes, qui devoit avoir sa raison et que c’est ae qui les distingue des songes. Que s’il y a mais que la verité de nostre existence et de la cause des phenomenes prouue est unt d’une autre nature, par ce qu’elle établit des substances; et que tentreles perceptions qu’ila pur autour esses acuntogasement