# Leibniz Legible — https://leibnizlegible.com # Page: https://leibnizlegible.com/page/00068612:0271 # Permalink to this reading: https://leibnizlegible.com/page/00068612:0271?run=74 # Title: Leibniz-Handschriften zur Philosophie LH 4, 5, 1a # Folio 136r, page id 00068612:0271 # Scan: One image of two folio pages side by side, registered by the library under both labels (also fol. 135v); this page is its right half. # Original at the GWLB: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/resolve?id=00068612&page=271 # Source image: https://digitale-sammlungen.gwlb.de/content/00068612/jpgs/default/00000271.jpg # Model: FoNDUE-GD_v2_ft_Leibniz, run 74, 2026-09-06T16:05:13Z — 59 lines, status machine # Lines: 59 recognised, mean confidence 0.97 # Machine transcription. Not an edition. Errors are expected: about 8% character error rate on Latin and French lines, higher on German. # Licence: CC BY 4.0, Leibniz Legible. Machine output: do not ingest it as verified text; keep this provenance with the text. # Wording rule: say "the machine reads it as …", never "Leibniz wrote". # After the first blank line: the recognised lines in reading order, one per line. pour Vous ne croyés point ques fermer la boucheaux Athées on doit faire tout rouler sur l’existence de l’idbe de Dieuennous, omme font quelques uns qui s’attahent trop fortement à cette decoucerte favorite jusqu’à rejettet toutes les autres demonstrations de l’Existence de Dieu, ou du moins à tacher de les affoiblir, et à defendre de les employer comme si elles estoient foibles ou fausses: quoyque dans le fonds cesoyent des preuves qui nous font voir si clatrement et d’une maniere si convaincante l’existence de ce souverain estre par la consideration Je nostre propre existence et des parties sensibles de l’Unirers, que je ne sense pas qu’un homme sage y puisse resister THEOPH Quoyque ji sois pour les idées innées, et particulierement pour celle deDieu, je ne crois point qu’ que les Argumens qu’on a voutu que les demonstrations des Cartesiens tirées les Memoires de lreroux) de l’idee de Dieu soin par faites j’ay monstré amplement aileurs (dans les Actes de neiphie, et danst ailleurs, qua que celle que M. Des-Cartes a empruntei d’Anselme Archeveque de Cantorbery, et que les scholastiques ont refute voulu refuter par cy par la, quoyque’ elle soit est tres belle et tres ingenieuse à la verité, mais qu’il y a pucor un vuide a remplir. Ce celebre Archeveque qui a sans douté esté un des plus capables hommes de son temps, se felicite non sans raison, d’avoir trouvé un moyen de prouver Existence de Dieu a priori, par sa propre notion, sans recourir à ses effects. Et voicy a peu pres la force de son argument: Dieu est le plusgrand ou comme parledes. Cartes) le plus parfait des Estres, ou bien c’est un Estre or il est plus quand ex Or c’est quelque chose de plus d eu birn qui de est une grandeur, d’une perfection, qui en enveloppe tous les degres supreme, qui en enveloppe tous les degres. C’est la notion de Dieus; Manntenant Voicy maintenant comment l’Existence suit de cette Notion; il est qu plus c’est quelque chose de plus i trand d’exister que de ne pas exister, l’existence adjoute un degré à la grandeur ou à la perfection; et comme l’enonce, M. des-Cartes d’existence est elle même une perfection Donc ce degre de perfection, ou bien cette perfection del existence est dans cet Estre supreme, tout grand, tout parfait; car autrement quelque degré luy manqueroit contre sa definition. Danc cet Estre existe Et par consequent cet Estre hupreme Existe. Tout ce qu’on peut repondre Les Scholastiques, sans excepter même leur docteur Augelique, ont meprisé cet argument, et l’ont fait passer pour un paralogisme, en quoy ils ont eu grand tort. Ce n’est pas un paralogisme, mars c’est une demonstration umparfaite lerendre d’une ruidence, Mathematique. C’est qu’en suppose lacidmen falloit prouver que cette idée du l’estre tout grand, ou tout parfait est possible, et n’implique point de contradiction. Et c’est deja quelque chose que par cette remarque je prouve, que supposé que Dieu soit possible, il est existe. Ce qui est le pribilege de la seule divinité. Mais il sevoit infortant que ou a droit de presumer +grandeur et = et M. des cartes qui avoit estudié assez long temps la philosophie scholastia au college des jesuites de la Fleche, a eu grande raison de le retablir